En avril, l’Algérie aura l’honneur d’accueillir Pape Léon XIV, un événement de grande envergure qui marque rarement le calendrier des nations. Cette visite, confirmée le 24 février par le Vatican, a été chaleureusement accueillie par le président algérien qui a exprimé son approbation dans un communiqué officiel.
Préparations pour une visite d’envergure
Le président Abdelmadjid Tebboune a immédiatement convoqué une réunion pour préparer cet événement historique. Qualifiée d’étape cruciale, la venue du Pape à des implications religieuses, civilisationnelles et diplomatiques profondes, affirme une source proche du dossier.
L’archevêque d’Alger, Jean-Paul Vesco, a joué un rôle clé en relayant l’intérêt du Pape pour une visite en Algérie, une initiative soutenue par les autorités locales. Cette visite ne se limite pas à la consolidation des bonnes relations avec le Vatican, mais elle s’inscrit également dans le cadre du renforcement du dialogue interreligieux à une échelle globale.
Le Pape, qui adopte une philosophie « augustinienne », rendra hommage à Saint-Augustin, illustre penseur chrétien natif d’Algérie, en visitant notamment Alger et Annaba, ancienne Hippone où Saint-Augustin fut évêque. Son passage à la basilique Saint-Augustin d’Annaba sera particulièrement symbolique.
Implications de la visite de Léon XIV pour l’Algérie
Au-delà de l’aspect religieux, la visite du Pape a également une dimension politique et géostratégique significative. Elle permettra à l’Algérie de contrer l’image d’un pays isolé, en se posant en acteur modéré et équilibré de la scène internationale, surtout dans des temps où les questions de religion et d’identité prennent une importance accrue à l’échelle mondiale. L’événement offrira aussi à l’Algérie l’opportunité de mettre en avant son histoire riche et diverse, influencée par de multiples civilisations. L’approche équilibrée de cet héritage mixte doit véhiculer un message de coopération et d’entente, plus que nécessaire dans le contexte actuel.
Élu en mai 2025, Léon XIV avait exprimé dès le début son désir de visiter l’Algérie, mettant l’accent sur son objectif de continuer à construire des ponts entre les chrétiens et les musulmans. Son choix de se rendre en Algérie, après la Turquie et le Liban, souligne la place importante de l’Algérie dans son agenda pontifical. La visite papale en Algérie promet d’être un chapitre historique, non seulement pour les relations entre l’Algérie et le Vatican mais aussi pour le dialogue interculturel et religieux dans le monde.