Pour 2026, l’Italie met en place un quota de 43 300 autorisations de travail pour les étrangers, conformément à son plan migratoire étendu sur trois ans. Le ministère du Travail italien a détaillé les procédures de distribution et de candidature pour ces permis.
Contexte et distribution des permis
Dans le cadre du programme Decreto Flussi s’étendant de 2026 à 2028, le ministère du Travail italien a alloué 43 300 permis de travail non saisonniers. L’annonce officielle et les détails de cette mesure ont été publiés en février 2026. Ces permis permettront de travailler principalement dans les secteurs de l’industrie, de la logistique, du bâtiment, ainsi que dans les domaines de l’hôtellerie et des soins à domicile.
Parmi ces permis, 25 000 sont spécifiquement réservés aux citoyens de 40 pays déjà liés par des accords avec l’Italie. Les 18 000 permis restants sont destinés à être attribués aux nations qui établiront de nouveaux accords migratoires avec l’Italie en 2026. Par ailleurs, un contingent de 300 permis est réservé pour les apatrides et les réfugiés reconnus par l’ONU.
Instructions pour la candidature en ligne
Les demandes de permis doivent être effectuées exclusivement en ligne via le système ALI durant une journée spécifique dénommée « click-day », une méthode déjà utilisée dans les éditions précédentes du Decreto Flussi. Avant cette date, les employeurs sont tenus de préparer les dossiers, qui peuvent ensuite être soumis le jour J via les identifiants numériques SPID ou la Carte d’Identité Électronique (CIE). Les permis sont attribués selon une répartition par province, et les places non utilisées peuvent être redistribuées après 50 jours suivant les règles établies par le ministère.
Processus suivant l’approbation et alternatives possibles
Une fois que l’employeur reçoit l’autorisation de travail, le travailleur étranger a six mois pour demander un visa auprès du consulat italien de son pays de résidence. Après son arrivée en Italie, le travailleur doit solliciter un permis de séjour dans les huit jours. Le traitement de ces demandes peut varier et durer de deux à six mois selon les provinces. Pour les entreprises qui ne réussissent pas à sécuriser une place dans le quota, l’Italie offre des alternatives telles que la Carte Bleue UE pour les professionnels hautement qualifiés, les permis de transfert intra-entreprise, et récemment le visa pour télétravailleur, chacun avec des exigences spécifiques en termes de salaire et de qualifications.