Lors d’une manifestation à Lyon le 21 février, orchestrée par des groupes d’extrême-droite pour rendre hommage à un membre récemment décédé lors d’une confrontation avec des opposants d’extrême-gauche, l’événement a pris une tournure inattendue avec des attaques verbales contre les Algériens. Bien que l’incident central soit un événement local français, les manifestants ont intégré des enjeux d’immigration algérienne en proférant des slogans hostiles.
La Marche Transformée en Exposition de Haine
En effet, la manifestation, bien que basée sur un conflit interne français, a servi de plateforme pour exprimer des sentiments xénophobes, en demandant aux Algériens de « retourner en Algérie« . Initialement prévue pour honorer Quentin Deranque, un activiste de l’ultra-droite tué le 12 février, cette marche a révélé le penchant néonazi des participants.
Avec des croix gammées à peine cachées et des saluts nazis, les manifestants n’ont pas hésité à montrer leur vrai visage. Les outrages n’ont pas été exclusivement dirigés contre des communautés spécifiques, comme en atteste le témoignage d’un incident publié par L’Humanité, où un homme parlant arabe a été violemment ciblé, échappant de justesse à une agression grâce à l’intervention rapide du service d’ordre et de la police.
Les Réactions Politiques et la Critique de l’Événement
Mathilde Panot, présidente du groupe parlementaire La France Insoumise, a vivement critiqué l’événement, arguant qu’il aurait dû être interdit en raison de son caractère ouvertement néonazi. Elle a également accusé le gouvernement de faciliter la montée de l’extrême droite par son inaction.
Bastien Lachaut, un autre député de LFI, a partagé une vision similaire en décrivant la parade comme un rassemblement de nostalgiques de régimes autoritaires passés. La manifestation a non seulement exposé l’influence persistante des idéologies extrémistes en France mais a également démontré une escalade inquiétante du racisme et de l’intolérance dans le discours public, alimentant les tensions à l’approche des élections municipales et présidentielles.