Traditionnellement exportateur crucial de moutons, l’Espagne est confrontée à des défis majeurs pour répondre aux demandes élevées de l’Algérie et du Maroc durant le mois de ramadan. Une diminution significative du nombre de moutons disponible est observée, causée par des sécheresses persistantes, des maladies dévastatrices, et le vieillissement des éleveurs sans renouvellement suffisant.
Réduction Drastique des Exportations d’Agneaux Espagnols
Auparavant scène commune dans les ports espagnols, la sortie massive de camions chargés d’agneaux destinés à l’Afrique du Nord pendant le ramadan est aujourd’hui une image du passé. Les chiffres montrent une chute impressionnante des exports, diminuant de 80%. Les ramifications de cette baisse incluent des prix en hausse et une offre réduite sur le marché.
La Pénurie de Cheptel et ses Conséquences Économiques
L’Espagne a vu une réduction préoccupante de son cheptel ovin de 40% entre 2002 et 2022, exacerbée récemment par de graves sécheresses qui ont drainé les ressources fourragères nécessaires. Cette situation, couplée à l’augmentation des coûts des intrants et des maladies limitant la mobilité et la reproduction des animaux, a gravement impacté l’élevage ovin. La spéculation sur la paille a même atteint un coût record, poussant les éleveurs à une décapitalisation et à l’abattage précoce du bétail.
Les mesures de l’Algérie face aux féficits D’approvisionnement
Face à l’insuffisance des approvisionnements espagnols, l’Algérie s’est tournée vers la Roumanie, qui est devenu le fournisseur principal d’ovins vivants, en proposant des moutons dans la gamme de poids requise pour l’Aïd-el-Adha. De plus, un programme d’importation de moutons depuis le Niger a été mis en place via un système de troc, réservé exclusivement à l’abattage, pour pallier à la pénurie.
Les initiatives du gouvernement ne s’arrêtent pas là, des stratégies pour stabiliser la disponibilité de l’alimentation du bétail sont aussi en exécution, soulignant l’importance de la coopération entre les secteurs de l’agriculture et de l’éducation pour appuyer la recherche locale.
En somme, l’impact du changement climatique sur l’agriculture, spécifiquement l’élevage, continue de représenter un défi conséquent, nécessitant des réponses innovantes et des collaborations soutenues entre les nations pour sécuriser la provision alimentaire mondiale.