Le Club des cadres algériens de France (CCAF) a récemment exprimé ses inquiétudes suite à la décision du Conseil constitutionnel français d’éliminer les allocations personnalisées au logement (APL) pour les étudiants non issus de l’Union européenne. Cette mesure affecte gravement plus de 300,000 étudiants internationaux, incluant environ 25,000 Algériens.
Une mesure jugée injuste par le CCAF

Le CCAF a annoncé que cette réforme touche directement plus de 300,000 étudiants, parmi lesquels seulement 2% bénéficient de bourses, soulignant ainsi l’injustice profonde de cette action. Le club met en lumière le fait que cette suppression va particulièrement précariser la situation de plus de 25,000 étudiants algériens.
Des conséquences administratives et financières sévères
Les difficultés ne s’arrêtent pas là pour les étudiants hors Union européenne. Yougourthen Ayad, dirigeant de l’association Addra, a souligné que ces étudiants subissent déjà des complications majeures en lien avec l’administration pour obtenir ou renouveler leurs titres de séjour. Il ajoute que la perte mensuelle estimée entre 200 et 250 euros aggrave considérablement leur situation de précarité et menace la poursuite de leurs études en France.
Cette nouvelle politique va à l’encontre des ambitions culturelles, diplomatiques et économiques de la France selon la stratégie « Bienvenue en France ». Yougourthen Ayad insiste sur le fait que c’est un coup dur pour la trajectoire académique et personnelle de nombreux étudiants internationaux.
En parallèle, la suppression des APL n’est pas le seul problème rencontré par les étudiants algériens. En effet, ils sont également confrontés à des difficultés pour renouveler leur titre de séjour, exacerbées par des retards administratifs et des tensions politiques entre la France et l’Algérie.
Contexte démographique des étudiants algériens en France
Un rapport du ministère de l’Intérieur indique que durant l’année universitaire 2024-2025, 27,675 étudiants algériens étaient inscrits dans les universités françaises, faisant de l’Algérie le deuxième pays d’origine des étudiants étrangers en France, juste derrière le Maroc.