Le gouvernement algérien met en avant une initiative stratégique avec la création d’un groupe de travail multidisciplinaire destiné à formaliser un référentiel national. Ce dernier guidera l’intégration sectorielle dans l’industrie des véhicules tels que les voitures, les motos et les bus. Ce référentiel vise à standardiser les taux d’intégration des manufacturiers pour leur permettre de bénéficier des incitations réglementaires actuelles.
Objectifs et Implications du Nouveau Référentiel
L’objectif principal de ce référentiel est de structurer une chaîne de sous-traitants locaux compétents pour fournir les composants nécessaires à l’assemblage automobile. L’initiative gouvernementale cherche non seulement à booster la production nationale mais également à encourager le transfert de technologie et à améliorer l’expertise technique locale. Elle envisage également de diminuer les importations de pièces détachées et composants automobiles.
En mai 2025, le ministre de l’Industrie de l’époque, Sifi Ghrieb, a exprimé son optimisme quant à la progression de ce projet, indiquant que l’approche adoptée est à la fois silencieuse et méthodique. Il a discuté des premières ébauches du calendrier d’intégration envisagé et a rappelé des taux précédents de 10%, 20%, à 30% sans spécifier leurs applications directes.
Engagement des Constructeurs et Historique du Processus Industriel

Plusieurs constructeurs approuvés par les autorités algériennes ont déjà commencé leur production, incluant des noms comme Fiat (Stellantis El Djazair), JAC (Emin Auto), et d’autres fabricants de poids lourds et de motocyclettes. Ces firmes se sont engagées à réaliser un taux d’intégration de 30% dans les cinq premières années de leur production, conformément aux normes précédentes. La manière dont les nouvelles réglementations affecteront les entreprises déjà en place reste toutefois à préciser.
Depuis 2014, l’Algérie a institué des exigences précises en matière de production locale, avec des objectifs de 15% de composants locaux à la troisième année et de plus de 40% à la cinquième année. Renault, par exemple, a ouvert sa production locale en novembre 2014 et devait atteindre un taux d’intégration de 42% en 2019, coïncidant avec la fin des avantages fiscaux offerts par l’ANDI.
Calcul de l’Intégration Locale
Le calcul de l’intégration locale prend en compte les composants fabriqués sur place, les services de sous-traitance nationaux, l’achat de matières premières locales, ainsi que les frais logistiques. Les groupements d’investisseurs formant des consortiums peuvent également être reconnus comme production locale. La formule utilisée se base sur la somme des coûts locaux en incluant les coûts de fabrication, les salaires, et les achats locaux, divisée par la valeur totale incluant les importations. Un bonus additionnel de 10% est accordé pour l’utilisation de moteurs, transmissions et autres composants produits localement.
Un décret exécutif en date du 28 novembre 2017 précise des seuils d’intégration minimums, établis à 15% après trois ans et entre 40% et 60% après cinq ans, avec des ajustements progressifs spécifiés ultérieurement.