Un document confidentiel, émanant de la Police nationale et révélé le 17 février 2026, révèle que la nouvelle initiative de régularisation des immigrants en Espagne pourrait toucher jusqu’à 1,35 million d’individus. Cela représente un chiffre bien supérieur aux 500 000 personnes initialement estimées par le gouvernement.
Analyse du potentiel impact par le CNIF
Le Centre national de l’immigration et des frontières (CNIF), qui fait partie de la Police nationale espagnole, a établi ce rapport. Selon l’évaluation du CNIF, entre 750 000 et 1 million de migrants sans papiers résident déjà en Espagne. Il anticipe que 200 000 à 250 000 personnes supplémentaires pourraient arriver ou se déplacer à travers l’Espagne pour bénéficier de cette opportunité. Le rapport souligne aussi les problèmes potentiels, tels que la fraude documentaire et le trafic d’êtres humains, exacerbés par la facilité de mouvement au sein de l’espace Schengen.
Éligibilité et Processus de Candidature
Les immigrants désireux de se régulariser doivent démontrer qu’ils ont résidé en Espagne pour un minimum de cinq mois avant la fin de l’année 2025. Ils doivent également présenter un document d’identité valide et un casier judiciaire vierge. Les dossiers seront traités par les Offices de l’Immigration, présents dans chaque province, avec des délais actuels d’environ six semaines pour les procédures usuelles. Cependant, un renforcement du personnel a été demandé par le syndicat CSIF pour gérer l’afflux prévu de demandes.
Secteurs Économiques et Opportunités d’Emploi
Le Premier ministre Pedro Sánchez a affirmé que cette régularisation est en partie motivée par le besoin de main-d’œuvre dans des secteurs clés tels que l’agriculture, la logistique, l’hôtellerie et les services à la personne. Cette initiative devrait permettre de pourvoir approximativement 300 000 postes. Les individus régularisés pourront signer des contrats officiels et seront intégrés à la sécurité sociale, obligeant les entreprises à ajuster leurs démarches administratives.
La mise en place de ce programme commence en avril 2026 et les candidatures pourront être soumises pendant trois mois. Le suivi des demandes sera minutieusement réalisé par les autorités pour assurer le respect des critères détaillés dans le décret royal. Même si cette mesure a été diversement accueillie sur la scène politique, elle demeure une prérogative nationale, comme le rappelle la Commission européenne, tout en soulignant l’importance de respecter les règles de l’espace Schengen.