Le ministre de l’Intérieur français, Laurent Nunez, a exprimé sa satisfaction à la suite de sa visite de deux jours en Algérie, qui a eu lieu récemment. Lors d’une déclaration après sa rencontre avec le président Abdelmadjid Tebboune, Nunez a dévoilé que les discussions avec ses homologues algériens avaient permis de convenir d’une relance de la coopération sur les questions sécuritaires et migratoires au niveau le plus élevé possible.
Nunez satisfait du développement en Algérie
Bien que le ministre français de l’Intérieur n’ait pas offert de détails supplémentaires, il a quitté l’Algérie « satisfait » des progrès réalisés et de l’accueil chaleureux des autorités algériennes. Les sujets de sécurité ont dominé les échanges pendant cette visite. Avant son arrivée, Nunez avait déjà souligné l’importance de reprendre la coopération sécuritaire avec l’Algérie. Plusieurs dossiers ont été abordés, avec un accent particulier mis sur la collaboration dans le domaine de la sécurité et du renseignement, notamment en ce qui concerne la lutte contre le trafic de stupéfiants et le terrorisme.
Coopération migratoire entre la France et l’Algérie
Les discussions ont également largement porté sur la question migratoire, un sujet d’importance pour Paris depuis plusieurs mois dans le cadre de l’exécution des OQTF (obligations de quitter le territoire français) envers les ressortissants algériens vivant illégalement en France. La gestion globale des flux de migration illégale a été un point central des discussions, tout comme la question des consulats algériens en France et le retour de Stéphane Romatet, l’ambassadeur de France, en Algérie. Ce dernier avait été rappelé par le gouvernement français en 2025 après l’expulsion par l’Algérie de plusieurs agents consulaires français, un acte en réponse à l’arrestation d’un agent consulaire algérien à Paris.
Le doute caché de cette coopération migratoire entre l’Algérie et la France
Du côté algérien, plusieurs questions restées en suspens ont été soulevées, avec notamment une intention d’annuler plusieurs mesures mises en œuvre par un ancien ministre de l’Intérieur en marge d’une crise sévère. Ainsi, un accord aurait été atteint pour restaurer les badges aéroportuaires destinés aux diplomates algériens, accorder un feu vert pour quelques consuls algériens et améliorer la gestion des rendez-vous en préfecture française pour les étudiants et résidents algériens cherchant à obtenir ou renouveler une carte de séjour. Ces processus avaient été entravés par des réformes du système de délivrance des titres de séjour dans un climat de grave crise entre les deux nations. Nos sources indiquent que Paris a nié avoir pris des mesures discriminatoires contre les étudiants algériens, expliquant que les retards constatés s’appliquaient à tous les demandeurs de titres de séjour.