Classée au troisième rang mondial des producteurs de dattes, l’Algérie continue de consolider sa position parmi les géants de ce secteur, notamment dans la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord). Avec un volume impressionnant de 1,3 million de tonnes, le pays se distingue également par la qualité supérieure de ses dattes.

L’Égypte et l’Arabie Saoudite en tête de liste
Selon le rapport « World Population Review 2026 », l’Égypte domine avec une production de 1,9 million de tonnes de dattes par an. Ce succès est attribué à un climat optimal et aux extensions de cultures sur des terres désertiques. À la deuxième place, l’Arabie Saoudite produit près de 1,6 million de tonnes, grâce à des programmes de développement agricole intensifs dans des régions clés telles que Qassim et Médine.
En outre, des pays comme l’Iran et l’Irak continuent de jouer un rôle crucial sur le marché, bien que leur production soit respective de près de 1 million de tonnes pour l’Iran et 635 000 tonnes pour l’Irak.
L’importance stratégique de la région MENA
La région MENA s’affirme comme le centre mondial de la production de dattes, avec un total régional atteignant 9,82 millions de tonnes en 2023. Cependant, il existe un contraste frappant entre les pays producteurs et leurs performances à l’exportation, comme le souligne un rapport d’Al Arabiya. L’Égypte et l’Algérie, bien que parmi les plus grands producteurs, ne brillent pas à l’export pour des raisons de forte demande intérieure.
Par contre, l’Arabie Saoudite, la Tunisie, les Émirats arabes unis et l’Iran émergent en tête du classement mondial des exportateurs. Ces pays représentent collectivement 60,4 % des exportations mondiales de dattes, principalement grâce à des infrastructures commerciales et industrielles avancées.
En termes d’exportations, malgré une production de 1,3 million de tonnes en 2023, l’Algérie a exporté seulement 83 000 tonnes, correspondant à un modeste 6 % du volume total produit. L’ensemble des exportations mondiales de dattes représente environ 2,63 milliards de dollars en 2024, avec une demande croissante orientée vers les marchés européens et indiens.
