La Crise titre de séjour en France s’intensifie, alimentée par les dysfonctionnements persistants de la plateforme administrative dédiée aux étrangers. Entre droits suspendus pour les usagers et conditions de travail dégradées pour les agents publics, la CFDT alerte sur une situation devenue critique et appelle à des mesures immédiates.
ANEF : symbole d’une crise administrative profonde
Pensée pour simplifier les démarches, l’Administration Numérique pour les Étrangers en France (ANEF) s’est progressivement imposée comme l’un des principaux facteurs de la Crise titre de séjour. De nombreux étrangers se retrouvent dans l’incapacité de renouveler leur document ou de justifier leur statut administratif, entraînant des conséquences lourdes sur leur vie quotidienne.
Perte de droits sociaux, impossibilité de travailler ou difficultés d’accès au logement : les blocages administratifs plongent des milliers de personnes dans une précarité accrue. Malgré l’existence de dispositifs d’assistance, beaucoup d’usagers restent sans solution, illustrant les limites du système actuel.
Des services publics sous tension
Les répercussions de la Crise titre de séjour ne se limitent pas aux usagers. Dans les préfectures, les agents doivent faire face à une charge de travail croissante et à une perte d’autonomie liée à la numérisation accélérée des procédures. Cette situation dégrade la relation avec le public et génère un climat de tension quotidien. Des incidents, parfois verbaux ou physiques, témoignent de la pression grandissante sur les personnels, confrontés à l’impossibilité de répondre efficacement aux demandes.
Recours et appel à une réforme structurelle
Face à ces dysfonctionnements, la CFDT a saisi le Conseil d’État afin d’exiger des mesures correctives. Le syndicat estime que la Crise titre de séjour porte atteinte aux droits fondamentaux des travailleurs étrangers et fragilise l’ensemble du service public.
Il appelle les autorités à garantir un accès réel aux droits, à fiabiliser les procédures et à améliorer les conditions de travail des agents. Pour l’organisation, la transition numérique ne peut se faire au détriment de l’accompagnement humain. Au-delà d’un simple dysfonctionnement technique, la Crise titre de séjour révèle les limites d’une modernisation mal maîtrisée : sans réforme profonde, c’est la crédibilité même du service public qui se trouve en jeu.