Depuis de nombreuses années, les Algériens vivant en France se posent des questions sur le transfert de leurs pensions de retraite. Le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères a récemment publié des clarifications sur ce sujet. Toutefois, même si certains points ont été éclaircis, le problème reste en grande partie irrésolu.
Les racines du désaccord sur la convention de sécurité sociale
La situation remonte à une convention de sécurité sociale signée entre l’Algérie et la France le 1er octobre 1980. Cette convention a pour but de garantir les droits des travailleurs migrants et de gérer le transfert des droits à la retraite entre les deux pays. Selon l’Algérie, l’accord s’applique uniquement aux travailleurs retournant dans leur pays d’origine après leur carrière.
De son côté, la France juge que cette interprétation est trop limitative et que les pensions devraient également être versées aux retraités algériens vivant encore en France. La divergence repose donc sur des interprétations différentes de l’accord, sans contrevenir à la législation internationale.
Clarifications du ministère français
Le 10 février 2026, le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères a répondu officiellement aux interrogations, suite à des questions soulevées par des députés du Rassemblement national le 2 décembre 2025. Ces élus, issus d’un parti de droite, critiquent régulièrement l’Algérie et sa diaspora.
D’après le ministère, ces difficultés de transfert ne résultent pas d’un manquement légal, mais d’une interprétation différente de l’accord par l’Algérie. Certaines personnes, ayant cotisé au régime de retraite algérien et vivant en France, peinent donc à toucher leurs pensions.
Commission mixte en sommeil
La convention de 1980 prévoyait la création d’une commission mixte pour résoudre les conflits d’application. Cependant, cette commission n’est plus active depuis 2018. L’absence de réunions régulières empêche toute avancée vers une résolution officielle du problème.
Lors des précédentes rencontres, divers problèmes ont été pointés, notamment l’application de législations nationales différentes vis-à-vis des accords bilatéraux. La suspension des réunions a, par conséquent, laissé de nombreux retraités dans l’incertitude.