Abdelmadjid Tebboune et Abdourahamane Tiani relancent le gazoduc transsaharien TSGP, symbole du renforcement stratégique des relations Algérie–Niger.
Annonces et relations bilatérales

Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a récemment annoncé que les travaux pour la mise en place du gazoduc transsaharien (TSGP), visant à transporter le gaz du Nigeria jusqu’aux côtes méditerranéennes de l’Algérie via le Niger, débuteraient sous peu. Cette déclaration a été faite lors de la visite officielle du président du Niger, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, à Alger le 16 février 2026. Cette visite marque un tournant positif dans les relations entre Alger et Niamey.
Lors de cette rencontre, que Tebboune a qualifiée d’« étape cruciale » pour mettre fin à une période tendue entre les deux nations, les chefs d’État ont tenu un point de presse conjoint, soulignant les liens historiques entre leurs pays respectifs. Tebboune a précisé que les démarches nécessaires pour l’aménagement du gazoduc traversant le territoire nigérien commenceraient directement après le mois de Ramadan, illustrant l’urgence de ce projet pour les deux pays.
Projets de coopération et ententes bilatérales

Les deux pays se sont engagés à renforcer leur collaboration dans divers domaines clés, incluant la sécurité, l’énergie, la formation universitaire, et d’autres secteurs stratégiques. Les accords récemment signés prévoient notamment des initiatives telles que la construction d’établissements éducatifs, la création d’une unité de dialyse renale, et le soutien au secteur médiatique à Niamey avec l’ouverture d’une maison de la presse.
Le président Tebboune a affirmé que l’Algérie serait pleinement impliquée aux côtés du Niger, lui offrant expertise technique et soutien logistique pour mener à bien ces projets. Cette visite officielle a permis d’établir un cadre solide pour la coopération bilatérale future.
Le gazoduc transsaharien : portée et progrès du projet
Doté d’une longueur de 4 200 km et d’une capacité de transport de 30 milliards de mètres cubes de gaz par an, le gazoduc transsaharien (TSGP) représente un investissement d’environ 13 milliards de dollars. Le projet relie le Nigeria à l’Algérie en passant par le Niger, soulignant le rôle crucial de ce dernier dans sa mise en œuvre.
En février 2025, des accords ont été signés à Alger pour accélérer l’achèvement du projet. Ces accords incluent des mises à jour sur l’étude de faisabilité, des contrats de compensation, et des accords de non-divulgation entre Sonatrach (Algérie), SONIDEP (Niger), et NNPC (Nigeria). Le cabinet britannique Penspen a été chargé d’actualiser les études techniques. Environ 60 % du tracé, soit 2 400 km, sont déjà réalisés, principalement en Algérie et au Nigeria.