Dans la nuit du samedi 14 au dimanche 15 février, la mosquée Koba située à Lyon, dans le sud-est de la France, a subi un nouvel acte de vandalisme. Le député de La France Insoumise du Rhône, Abdelkader Lahmar, a relayé l’information sur la plateforme X, soulignant l’urgence de ce problème.
Un lieu de culte ciblé à plusieurs reprises à Lyon
Abdelkader Lahmar a exprimé sa consternation face à ce quatrième incident en moins de deux ans, pointant du doigt des militants d’extrême droite. Les murs de la mosquée ont été recouverts de graffitis islamophobes et de messages haineux. « Ces événements reflètent un climat préoccupant d’islamophobie qu’il est impératif de dénoncer et combattre », a-t-il déclaré. Le début du mois de ramadan en 2026, prévu le 18 ou 19 janvier, devrait être un moment de paix, mais cet acte de vandalisme a choqué une fois de plus les fidèles de cette mosquée.
Lahmar a également souligné que les musulmans fréquentant cette mosquée ne sont responsables d’aucun conflit et a réitéré qu’aucune justification n’existe pour de telles attaques répétées. Des faits similaires avaient été rapportés précédemment en novembre 2023, avril 2024, et illustrés par des vidéos diffusées par BFM TV en mai 2024.
Réactions politiques locales
Les élus locaux, y compris Gregory Doucet, maire de Lyon et candidat aux prochaines élections municipales de mars, ont condamné ces actes. Doucet a qualifié les dégradations d’ « inacceptables », ciblant non seulement le lieu de culte mais aussi ses fidèles. Il a exprimé son soutien au responsable de la mosquée et aux personnes affectées, tout en promettant que la ville de Lyon interviendrait rapidement pour effacer les tags.
Statistiques alarmantes
Selon les informations fournies par le ministère de l’Intérieur, 326 incidents antimusulmans ont été enregistrés en France en 2026, soit une hausse de 88 % par rapport aux données précédentes. Ces chiffres préoccupants soulignent l’urgence d’une réponse collective et décisive face à de tels actes de haine.