La Tunisie a récemment pris des mesures pour mettre en avant l’usage de l’anglais, remplaçant partiellement le français dans certains secteurs clés. Cette initiative s’aligne sur des réformes similaires en cours en Algérie pour promouvoir l’anglais dans l’éducation et les institutions publiques.
Première introduction de l’anglais au niveau primaire
En vertu du texte législatif numéro 117 de l’année 2025, l’anglais deviendra une langue fondamentale dès la deuxième année de l’école primaire, dès la rentrée scolaire suivante. Cette décision vise à renforcer la compétence en anglais des jeunes tunisiens, les préparant ainsi à un marché du travail de plus en plus mondialisé.
L’apprentissage de l’anglais débutera dès le cycle préparatoire, et sera intégré dans des matières scientifiques et technologiques telles que les mathématiques, la physique et l’informatique. L’objectif est de préparer les élèves à évoluer dans un monde où l’anglais est prédominant, notamment dans les domaines technologique et scientifique.
L’intégration de l’anglais dans l’enseignement supérieur et la recherche
Le projet de loi prévoit également que l’anglais soit intégré dans l’enseignement supérieur et la recherche scientifique. Les établissements d’enseignement supérieur devront inclure l’anglais dans leurs cursus, en particulier dans les disciplines des sciences naturelles, des technologies, des sciences médicales et de l’économie.
L’anglais étant déjà répandu dans les publications scientifiques et les échanges internationaux, renforcer son enseignement en Tunisie vise à préparer les étudiants à un marché du travail globalisé, où l’anglais est souvent nécessaire pour accéder à des opportunités professionnelles dans les secteurs innovants.
Adoption de l’anglais dans les institutions publiques
Une autre disposition de la réforme est l’adoption de l’anglais comme langue de travail secondaire dans les institutions publiques. Cette mesure a pour but d’améliorer la compétitivité internationale de la Tunisie en facilitant les échanges internationaux. L’usage de l’anglais serait étendu aux relations internationales, à la diplomatie, à la coopération économique et à la gestion technologique. Ce changement est censé attirer des investissements étrangers, en simplifiant les partenariats avec des pays anglophones.
Dans l’ensemble, la réforme vise à ajuster la Tunisie aux exigences économiques mondiales. En mettant l’accent sur l’anglais, le pays espère améliorer sa compétitivité et intégrer la jeunesse dans les secteurs en pleine expansion comme la technologie et l’économie numérique. L’adoption croissante de l’anglais dans l’éducation et l’administration est conçue pour moderniser le système éducatif tunisien et répondre aux attentes des entreprises internationales qui recherchent des compétences linguistiques en anglais.