Ce 21 novembre, l’Algérie a accueilli ses premiers flocons de neige, couvrant de blanc les montagnes et les hauteurs de plus de 900 mètres. Ces intempéries ont causé des perturbations dans certaines régions, mais ont aussi généré une ambiance hivernale anticipée bien accueillie par la population.
Météo extrême : conséquences sur la circulation
Comme souvent lors de telles conditions, la Nationale 15, notamment au col de Tirourda culminant à 1 750 mètres, s’est avérée impraticable. La gendarmerie nationale a été sollicitée pour venir en aide aux conducteurs piégés par la neige. Via sa plateforme Tariki, elle a recommandé d’éviter ce tronçon et de limiter les trajets vers les hauteurs pour prévenir les risques liés à cette vague de neige abondante.
Opérations de secours en montagne
D’autres interventions de secours ont eu lieu : la Protection civile a secouru 21 personnes bloquées par la neige sur la RN 30, au col de Tizi N’Koulal, à une altitude de 1 563 mètres. Un bus et une voiture y étaient coincés, attestant de la complexité de circuler dans le massif du Djurdjura sous ces conditions météorologiques.
Impact climatique et préoccupations agricoles
De nombreux internautes ont partagé les images de la neige couvrant diverses régions d’Algérie, notamment Chréa, Akfadou, et Sétif. Cette respiration hivernale est perçue positivement après un automne étonnamment chaud, avec souvent plus de 30 °C même en novembre. L’absence de pluie persistante inquiète néanmoins le secteur agricole, qui craint une année sèche aux répercussions potentiellement dévastatrices sur l’agriculture locale.
Malgré les difficultés rencontrées, cette première tombée de neige est une bouffée d’air frais pour les Algériens, symbolisant l’arrivée imminente de l’hiver après une interminable période estivale.