Le président de la République algérien, Abdelmadjid Tebboune, a ordonné l’examen d’un projet de révision du Salaire national minimum garanti (SNMG). Ce projet intervient dans un contexte de hausse des prix et de besoin d’ajustement des revenus faibles. Cette initiative pourrait toucher tous les travailleurs déclarés ainsi que certains retraités, conformément aux réglementations algériennes.
Travailleurs et retraités concernés par la révision du SNMG
Selon l’économiste Mahfoud Kaoubi, la révision potentielle du SNMG s’appliquerait à toutes les personnes percevant le minimum salarial, dans les secteurs public et privé. Les retraités touchant la pension minimum pourraient également être concernés, la réglementation garantissant un minimum de 75 % du SNMG. Kaoubi signale un possible ajustement à 25 000 dinars et souligne que le salaire actuel ne couvre plus adéquatement les dépenses courantes.
L’économiste Aboubakr Salami note que tout changement du SNMG affecterait tous les salariés déclarés auprès de la Caisse nationale des assurances sociales. Si le montant du SNMG dépasse 30 000 dinars, cela pourrait impacter le seuil d’exonération fiscale, rendant certains salaires imposables.
Implications pour les entreprises et les retraités
Mahfoud Kaoubi affirme que les entreprises privées devront aussi ajuster leurs salaires conformément à la loi algérienne. Les révisions précédentes ont souvent entraîné des ajustements des pensions minimales, et une augmentation du Salaire pourrait bénéficier à un large public à revenu faible.
Aboubakr Salami souligne que les employeurs privés doivent légalement respecter tout nouveau seuil des salaires minimaux. Si le SNMG franchit la limite actuelle, cela pourrait entraîner une révision du seuil fiscal, rendant imposables certains revenus qui seraient passés au-dessus de cette valeur. Historiquement, le Salaire national minimum garanti en Algérie a été ajusté plusieurs fois : de 10 000 dinars en 2004 à 20 000 dinars en 2020. La révision actuelle s’aligne avec ces ajustements passés.