Avant que Ségolène Royal ne s’exprime sur le sujet, Mathilde Ollivier, une sénatrice écologiste représentant les Français vivant à l’étranger, a également effectué une visite en Algérie. Son séjour, qui s’est déroulé du 4 au 11 janvier dans des villes telles qu’Alger, Oran et Annaba, visait à promouvoir un climat diplomatique apaisé entre la France et l’Algérie.
Rencontres diplomatiques et institutionnelles en Algérie
Dans le cadre de sa visite, Mathilde Ollivier a publié un compte rendu sur son site officiel où elle décrit ses divers échanges avec les acteurs diplomatiques, consulaires et administratifs. Ces discussions ont couvert des sujets majeurs comme la politique migratoire, les questions mémorielles et consulaires.
Lors de ses échanges avec les diplomates à Alger, la sénatrice a abordé la loi sur la criminalisation de la colonisation, qui avait été renvoyée pour révision au Sénat algérien. Les discussions ont notamment inclus des thèmes comme les crimes historiques coloniaux, la position actuelle de la France à ce sujet, et les archives concernant les essais nucléaires français effectués en Algérie, une question qui mobilise les écologistes pour des raisons mémorielles et sanitaires.
Les enjeux culturels et de mobilité Franco-Algériens
Un autre point central des discussions a été la restitution des biens culturels, des symboles clé de la résistance algérienne contre la colonisation, qui occupent une place importante dans la mémoire nationale. Concernant la mobilité, malgré l’émission annuelle d’environ 200 000 visas par la France pour les Algériens, la réduction récente du personnel diplomatique a ralenti le traitement des demandes, créant des difficultés pour ceux qui souhaitent se rendre en France.
Mathilde Ollivier insiste sur le fait que le dialogue franco-algérien doit reprendre de manière équitable et sans chantage, soulignant l’avance que peuvent avoir les milieux économiques dans cette démarche.