En renonçant à la CAN 2028, l’Algérie envoie un message politique fort à la CAF, dénonçant un manque de transparence et une gouvernance jugée inéquitable.
Une décision qui dépasse le simple cadre logistique
L’Algérie a annoncé sa décision de ne pas soumettre une candidature pour l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations 2028. Ce choix transcende le simple désengagement technique et s’inscrit dans un contexte institutionnel tendu. Les autorités sportives du pays expriment une méfiance croissante à l’égard de la gouvernance de la Confédération africaine de football, critiquant un processus d’attribution qui ne respecterait pas les principes de transparence et d’équité nécessaires pour de telles décisions importantes.
Un acte politique fort en réponse aux candidatures passées
Alors que l’Algérie avait montré un fort intérêt pour l’accueil de la CAN 2025, elle s’est sentie progressivement marginalisée, malgré des propositions solides concernant les infrastructures et la capacité organisationnelle. Au fil des mois, le discours algérien s’est durci, dénonçant un système perçu comme verrouillé. Le choix de ne pas candidater pour 2028 est donc vu comme un geste politique fort, visant à imposer des limites plutôt qu’à refléter un retrait passif. Pour les dirigeants algériens, il ne s’agit plus simplement d’organiser un événement mais de refuser de participer à un cadre qu’ils jugent inadapté.
Conséquences et implications sur le plan continental
Cette décision n’est pas sans effets. En renonçant à la candidature, l’Algérie prive la CAF d’un acteur crédible pour accueillir cette compétition majeure dans des conditions déjà éprouvées. Symboliquement, cela creuse encore le fossé entre le pays et l’instance dirigeante du football africain, dans un climat déjà alourdi par divers litiges concernant l’organisation des compétitions et les décisions institutionnelles. L’Algérie exprime clairement sa position : sans révision des règles, aucune candidature future ne sera envisagée. Ce choix, bien que diviseur, témoigne d’une volonté claire de ne plus accepter ce qui est perçu comme un dérèglement structurel du football africain.