Lors de sa récente visite à Alger, Ségolène Royal a exprimé ses préoccupations lors d’un entretien avec Canal Algérie, adressant un avertissement aux autorités françaises à propos des relations tendues avec l’Algérie.
Responsabilité de la France : le point de vue de Royal
Accueillie par le président algérien Abdelmadjid Tebboune, Ségolène Royal, actuelle présidente de l’association France-Algérie, a suggéré que la France porte une grande part de responsabilité dans les tensions actuelles, mettant en avant le fait que l’Algérie a de bonnes relations économiques avec plusieurs pays européens, mais pas avec la France. Elle a souligné que l’acceptation de la souveraineté de l’Algérie et le choix de ses partenaires internationaux demeurent des sujets conflictuels.
Elle a affirmé que la réconciliation de la France et de l’Algérie passe par une reconnaissance des faits historiques et la restitution des biens culturels et des archives, une démarche qu’elle considère comme évidente.
Impact économique des tensions politiques
Ségolène Royal a mis en lumière l’impact négatif des tensions politiques sur les relations économiques, soulignant le potentiel de croissance de l’Algérie. Elle a averti que sans action rapide, la France risque d’être laissée pour compte dans la diversification des investissements en Algérie, regrettant que des partenariats prometteurs soient négligés.
Critique du documentaire de France 2
Elle a également critiqué un documentaire diffusé par France 2 sur l’Algérie, qu’elle a refusé de cautionner, le qualifiant de préjudiciable. Elle a suggéré que de nombreuses autres histoires positives pourraient être mises en avant concernant les relations franco-algériennes.
Ségolène Royal a mentionné Bruno Retailleau comme potentiel initiateur du documentaire, signalant une tentative de discrédit des élus binationaux et abordant ce qu’elle considère comme des manœuvres destinées à influencer l’opinion publique avant les élections municipales.