Le site minier de Gara Djebilet, l’un des plus vastes gisements de fer au niveau mondial, franchit une étape cruciale. Le départ du premier train chargé de fer depuis la mine de Tindouf, en Algérie, marque le début officiel de l’exploitation de cette ressource stratégique. Cette première cargaison se dirige vers le port d’Oran, en passant par Bechar, inaugurant ainsi un projet majeur visant à métamorphoser l’industrie minière et à diminuer la dépendance du pays aux importations de fer.
Lancement officiel et perspectives économiques
Le lancement du premier convoi ferroviaire a été dirigé par le ministre de l’Intérieur et des Transports. Cet événement témoigne de l’engagement du pays à développer son secteur minier. Le fer extrait de Gara Djebilet a le potentiel d’injecter jusqu’à 4 millions de tonnes de fer sur le marché national annuellement, réduisant ainsi les importations qui représentent actuellement environ 10 millions de tonnes par an, avec un coût de plus de 1,2 milliard de dollars.
Ce projet ne se limite pas simplement à l’extraction. Il ambitionne de construire un réseau industriel entre Tindouf, Bechar, et Nâama, établissant des unités de transformation du minerai pour créer une chaîne de valeur efficiente, positionnant ainsi l’Algérie comme un leader dans la production et la transformation du fer.
Infrastructure ferroviaire et objectifs logistiques
L’élaboration d’une ligne ferroviaire reliant Gara Djebilet à Bechar, puis à Oran, est un des piliers de ce projet. Cette infrastructure a pour vocation de réduire les coûts logistiques tout en facilitant le transport vers les complexes sidérurgiques nationaux et les exportations vers l’international, avec des marchés tels que l’Europe, la Chine, et l’Afrique étant particulièrement visés.
Impact économique et création d’emplois
Une fois pleinement opérationnel, le projet de Gara Djebilet pourrait générer des revenus annuels compris entre 3,6 et 4,5 milliards de dollars. Outre cette injection économique, il est prévu la création de milliers d’emplois, notamment 5000 emplois directs et jusqu’à 20’000 emplois indirects dans les secteurs d’extraction, de transport et de transformation industrielle, renforçant ainsi le développement des régions de Tindouf, Bechar, et Nâama. Le départ de cette première cargaison de fer, composé d’une trentaine de wagons contenant 1200 tonnes au total, constitue une avancée significative dans la diversification de l’économie algérienne, marquant une orientation stratégique vers une industrie minière prospère.
