Alors que le mois sacré du Ramadan 2026 se profile, des campagnes de boycott des dattes originaires d’Algérie émergent à nouveau au Maroc. Ces initiatives controversées reviennent régulièrement chaque année, reflétant des tensions souvent alimentées par des considérations politiques.
Des accusations de non-conformité sanitaire

Depuis 2022, ces appels au boycott se manifestent à l’approche du mois sacré. Ils prennent souvent forme sur les réseaux sociaux, où des citoyens expriment leurs inquiétudes concernant la sécurité sanitaire des dattes importées. Le site marocain Bladi rapporte des craintes de contamination ou de non-respect des normes sanitaires.
Les mesures demandées au gouvernement marocain
Le gouvernement marocaine se trouve fréquemment sous pression pour effectuer des tests de laboratoire sur les dattes importées et envisager une éventuelle suspension temporaire des importations. Ce phénomène devrait s’intensifier dans les semaines à venir, compte tenu de l’accroissement prévu de la consommation durant le Ramadan. En 2025, cette dynamique de boycott s’est traduite par des manifestations dans le marché de gros de Derb Milan, à Casablanca, exigeant l’arrêt de l’importation de dattes algériennes.
L’importance des dattes algériennes sur le marché marocain

La variété Deglet Nour représente une partie significative des importations agricoles marocaines et occupe une place importante sur le marché local, où le pays agit en tant que producteur et importateur. Malgré les critiques émises par certains commerçants et groupes hostiles à l’Algérie concernant la qualité des dattes algériennes, les professionnels de l’industrie assurent que ces fruits, reconnus mondialement, ne contiennent pas de substances cancérigènes.
