La Coupe d’Afrique des nations, prévue pour 2025 au Maroc, aurait dû être l’occasion de souligner l’avancée du pays sur le plan sportif et infrastructurel. Cependant, l’événement a mis en exergue les préoccupations politiques autour de la succession au trône. La santé délicate du roi Mohammed VI alimente des tensions au sein de la monarchie, créant une atmosphère d’incertitude.
Agé de 61 ans, le roi souffre d’une pathologie chronique, éveillant ainsi les spéculations sur sa capacité à continuer son règne. Bien que les médias marocains soient réservés sur les données médicales, des rumeurs d’une éventuelle abdication circulent. Cela soulève une question essentielle : qui succédera au roi lorsqu’il ne sera plus en mesure de diriger ?
Les candidats à la succession : Moulay El Hassan face à Moulay Rachid
En théorie, le prince héritier Moulay El Hassan, âgé actuellement de 22 ans, est désigné pour succéder à son père. Cependant, son manque d’expérience soulève des doutes quant à sa capacité à gouverner efficacement. Cette situation devient encore plus complexe avec l’ambition de son oncle, Moulay Rachid, qui a manifesté de l’intérêt pour le trône. Bien que Moulay Rachid n’ait pas occupé de poste gouvernemental, son influence croissante au palais est notable, et des spéculations sur une implication politique accrue se répandent.
La compétition interne pour la succession est devenue encore plus évidente lors de la CAN, amplifiée par l’absence du roi et l’annonce de ses douleurs dorsales. Si le prince héritier a représenté le royaume lors de l’ouverture en compagnie de Gianni Infantino, sa présence fut éclipsée par celle de Moulay Rachid lors de la finale, provoquant ainsi des interrogations parmi le peuple marocain.
Impact politique et régional de la guerre de succession
Les alliances et manœuvres au sein de la famille royale contribuent à un climat politique tendu. Bien que des complots soient évoqués selon certaines sources, aucune preuve tangible n’a encore été apportée. Cette atmosphère de succession incertaine pourrait non seulement affecter la stabilité interne du Maroc, mais également ses relations internationales, notamment avec l’Espagne concernant le dossier sensible du Sahara Occidental.
La transition politique en cours est cruciale et sa gestion sera déterminante pour l’avenir du royaume. Le Maroc attend avec appréhension les évolutions au sein de la monarchie, conscient que la stabilité du pays repose sur la façon dont cette guerre de succession sera résolue.
