Au Maroc, exprimer des critiques envers le président de la Fédération de Football, Fouzi Lekjaa, ou le roi Mohamed VI, ou soutenir le Sahara occidental, peut rapidement entraîner des accusations d’allégeance à l’Algérie. C’est le cas du journaliste espagnol Ignacio Cembrero, qui, pour avoir critiqué le régime de Mohammed VI, a été étiqueté comme tel. Le journaliste français, Romain Molina, a également été pris pour cible après ses révélations sur les comportements de Lekjaa à la Confédération africaine de football (CAF).
Répercussions des révélations sur Fouzi Lekjaa
Les médias et réseaux sociaux marocains n’ont pas tardé à désigner l’Algérie comme responsable des récents scandales liés à la CAN 2025. Romain Molina a rapporté des informations selon lesquelles Lekjaa aurait eu un comportement inacceptable, frôlant la violence physique, lors d’une réunion de la CAF. Les dirigeants des fédérations africaines seraient mécontents, et selon Molina, « des têtes vont tomber à la CAF ».
Origines de Romain Molina remises en question
Certains médias marocains attribuent les actions de Romain Molina à ses prétendues origines algériennes, bien que l’Algérie ne soit pas impliquée dans ces incidents. Une vidéo ancienne, où Molina explique que son père est né à Tlemcen, en Algérie, est largement partagée. Pour clarifier, Molina a précisé sur X que son père était espagnol, originaire d’Andalousie, et que sa famille s’était installée en Algérie dans le passé. Molina est lui-même né à Lyon, en France, en 1991.