En 2025, les exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) de l’Algérie ont connu une chute sans précédent depuis vingt ans. Cette baisse est attribuée à divers facteurs techniques, industriels et structurels. Les données fournies par l’Unité de recherches sur l’énergie illustrent l’ampleur de ce recul et fournissent des éclaircissements sur les raisons sous-jacentes.
Analyse annuelle des exportations en 2025
Le rapport de l’Unité de recherches sur l’énergie, publié le 21 janvier 2026, dévoile une diminution de 18 % des exportations de GNL de l’Algérie en 2025. Ce déclin représente 2,08 millions de tonnes en un an, aboutissant à un volume total de 9,54 millions de tonnes, comparativement à 11,62 millions de tonnes en 2024.
Ce volume de 2025 est également inférieur à celui atteint en 2023, qui était le plus élevé des dix dernières années, avec 13,45 millions de tonnes. Ahmed Chouki, directeur de l’Unité, souligne que 9,54 millions de tonnes est le niveau le plus bas enregistré depuis vingt ans, rappelant qu’en 2020, malgré la pandémie, les exportations étaient de 10,6 millions de tonnes.
Tendances trimestrielles et géographiques
Sur une base trimestrielle, les chiffres de 2025 montrent que les exportations trimestrielles de GNL de l’Algérie n’ont pas dépassé 2,63 millions de tonnes. Le premier trimestre a comptabilisé 2,23 millions de tonnes, le deuxième 2,55 millions, le troisième, le plus faible, 2,14 millions, et le quatrième une légère hausse à 2,62 millions.
Sur le plan géographique, la Turquie est devenue le principal client, avec 3,14 millions de tonnes, surpassant la France qui a importé 2,31 millions de tonnes. L’Italie, l’Espagne et le Royaume-Uni ont également été des clients importants, avec des importations respectives de 1,62, 1,44 et 0,64 million de tonnes.
Facteurs explicatifs et perspectives futures

Selon Ahmed Chouki, la baisse des exportations pour la seconde année consécutive s’explique par des opérations de maintenance et des arrêts fréquents au complexe d’Arzew, ainsi que par un approvisionnement réduit en gaz pour les unités de liquéfaction dû à des travaux de maintenance dans l’exploration et la production.
En outre, la demande intérieure croissante accentue cette situation, car la production d’électricité algérienne dépend du gaz à 99%. La concurrence accrue du GNL américain sur le marché européen influence également ces exportations. Les perspectives d’avenir nécessitent des investissements accrus dans l’exploration et la production afin de maintenir les capacités d’exportation.
