Pour répondre aux besoins croissants de blé, l’Algérie poursuit ses achats sur les marchés étrangers. Un nouvel appel d’offres a été lancé, illustrant cette stratégie, dans un contexte de production locale en évolution.
Stratégie d’approvisionnement de l’Algérie
L’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) a initié un appel d’offres international visant à acquérir du blé, comme rapporté par des négociants européens via l’agence Reuters, le 17 janvier 2026. Les propositions doivent être soumises avant le 19 janvier 2026. Le volume souhaité annoncée est de 50 000 tonnes, bien que l’OAIC ait l’habitude de commander des volumes plus conséquents. En cas de sélection de blé en provenance de l’Europe, la livraison devra se réaliser en mars 2026.
Diversification des sources d’approvisionnement
L’Algérie, étant un des principaux importateurs de céréales, s’efforce de diversifier ses fournisseurs. Cela s’effectue dans un contexte où les importations de blé français ont diminué, notamment en raison des relations diplomatiques tendues entre l’Algérie et la France. Les autorités mettent l’accent sur la sécurité d’approvisionnement, en privilégiant diverses origines, notamment européennes, afin d’éviter la dépendance à un fournisseur unique.
Des achats significatifs en 2025
Le 3 décembre 2025, l’Algérie a effectué l’un de ses plus grands achats de blé de l’année. À l’issue d’un appel d’offres international, elle a acquis entre 810 000 et 900 000 tonnes de blé tendre, avec un coût moyen de 256 dollars la tonne, transport inclus. Les deux phases de livraison sont prévues pour février 2026.
En parallèle, selon un rapport du département américain de l’Agriculture (USDA) publié en décembre 2025, la production algérienne de blé pour la saison 2025-2026 devrait légèrement augmenter, atteignant 3,2 millions de tonnes. Cependant, ces prévisions restent inférieures à celles des estimations locales, justifiant ainsi la poursuite des importations.