Même si d’autres producteurs de la région ont également été touchés, l’Algérie, dont l’économie est fortement tributaire des exportations pétrolières, fait face à des répercussions particulièrement sévères.
Un Recul Marqué dans le Marché Pétrolier Algérien
Selon la plateforme Attaqa, le pétrole algérien a enregistré la diminution la plus importante parmi les divers types de pétrole produits dans la zone MENA en 2025. La baisse, bien qu’observée dans d’autres pays comme l’Arabie saoudite et la Libye, ressort davantage pour le brut algérien. Par comparaison, le prix du pétrole saoudien a baissé de 10,34 dollars par baril, et celui du pétrole libyen a chuté de 11,24 dollars.
Cette baisse importante s’inscrit au sein d’un climat mondial où les prix du pétrole sont en chute, notamment en raison de dynamiques spécifiques au marché algérien.
Facteurs de la réduction du prix du Brent Algérien
Différentes causes expliquent cette diminution, influencées par des facteurs aussi bien mondiaux que régionaux. Principalement, la baisse de la demande mondiale de pétrole a joué un rôle crucial. En 2025, un ralentissement économique a été observé dans plusieurs économies majeures, y compris la Chine et l’Europe, entraînant une consommation de pétrole réduite.
Par ailleurs, une offre excédentaire de pétrole due à l’augmentation de la production dans des pays comme les États-Unis et la Russie a affecté les prix. Même avec les tentatives de l’OPEP et de ses partenaires pour moduler la production, l’excès de pétrole a intensifié la pression sur le marché. Enfin, la concurrence intense sur le marché mondial, avec des producteurs comme l’Arabie Saoudite ajustant leurs tarifs pour rester compétitifs, a également affecté les prix pétroliers algériens.
Conséquences économiques pour l’Algérie
En raison de sa forte dépendance aux revenus pétroliers, l’Algérie ressent directement les effets de la baisse du Brent. En 2025, cette chute a sérieusement affecté les finances publiques. Le pétrole constituant une proportion substantielle des exportations et des recettes de l’État, l’économie algérienne reste vulnérable aux fluctuations des prix mondiaux.
Cette situation pourrait amener le gouvernement à revoir ses prévisions budgétaires. Afin d’atténuer cette dépendance au pétrole, le développement de secteurs comme le gaz naturel et les énergies renouvelables pourrait devenir une priorité.