Avec la chute des prix du pétrole, une ressource cruciale pour ses recettes, l’Algérie traverse une période délicate. Le gouvernement algérien met en œuvre diverses mesures pour atténuer les répercussions économiques. Plutôt que de se tourner vers l’austérité, le pays explore des options pour diversifier son économie et optimiser la gestion des ressources.
Une économie vers la diversification
Les prévisions actuelles indiquent un maintien potentiel du prix du pétrole en dessous de 70 dollars le baril d’ici 2026. Malgré cette situation, l’Algérie ne mise pas sur l’austérité. Au lieu de ça, le pays priorise des ajustements budgétaires et une évolution stratégique dans ses finances publiques. Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a exprimé que la nation adopte une gestion avisée des ressources plutôt qu’une approche austère, favorisant ainsi un investissement continu dans des domaines clés pour l’avenir.
L’ambition est de réduire la dépendance nationale aux hydrocarbures en diversifiant les activités économiques. Cela inclut des initiatives dans l’agriculture, les mines et l’industrie qui prennent de l’essor. L’objectif global est d’accroître les exportations non pétrolières et de développer des secteurs économiques qui pourraient à long terme compenser la diminution des recettes tirées du pétrole.
Ajustement budgétaire et gestion stricte
En réponse aux scénarios économiques changeants, l’Algérie révise ses prévisions budgétaires. La stratégie mise sur un prix du baril de pétrole à 60 dollars pour élaborer le budget, ce qui permet d’amortir les effets négatifs de la baisse des prix tout en continuant à soutenir des projets industriels et agricoles prioritaires. Le gouvernement met également l’accent sur l’amélioration de la collecte fiscale, maximisant ainsi les ressources disponibles pour maintenir l’équilibre fiscal et gérer les imprévus sur les marchés volatils.
Réformes significatives pour la résilience économique
Pour renforcer la résilience économique, l’Algérie introduit plusieurs réformes structurelles. La loi organique sur les finances a été instaurée pour améliorer le contrôle des dépenses publiques. Les traitements touchant la réduction du déficit sont continuellement ajustés, avec des prévisions annonçant une baisse progressive de celui-ci à partir de 2026. Ces efforts visent à garantir le financement des investissements essentiels, tout en atténuant les conséquences de la volatilité des prix pétroliers.
Le gouvernement s’attèle à améliorer les recettes fiscales sans augmenter significativement les taxes. En renforçant l’efficacité de la collecte des impôts et en investissant dans des secteurs prometteurs comme l’agriculture, les mines et l’industrie, l’Algérie prépare le terrain pour une croissance économique stable et moins vulnérable aux fluctuations du marché mondial.