Ségolène Royal s’est exprimée le 17 janvier comme nouvelle présidente de l’Association France-Algérie (AFA), abordant le complexe sujet des mémoires coloniales qui influencent les relations entre la France et l’Algérie. Elle a rejeté l’idée de « rente mémorielle » lors d’une rencontre annuelle à l’Institut des Relations Internationales et Stratégiques (IRIS).
Un message clair un mois après sa nomination
Après avoir succédé à Arnaud Montebourg à la tête de l’AFA, Ségolène Royal a pris une position nette sur les souvenirs complexes hérités du passé colonial. En France, le terme « rente mémorielle » est souvent utilisé par des politiciens, y compris des membres du gouvernement et le président Emmanuel Macron, pour critiquer l’Algérie.
Un appel à la reconnaissance des violences coloniales
Ségolène Royal a déclaré son intention de progresser sur la question de la mémoire coloniale. Elle considère que le refus du concept de rente mémorielle permet de légitimer la voix des victimes de l’histoire. Selon elle, les violences coloniales ne représentent ni calcul ni opportunité, mais demandent une reconnaissance formelle des faits. Elle a souligné que les blessures et crimes de l’époque coloniale en Algérie n’ont pas été complètement reconnus, réparés ou excusés par la France, et a argué que cela devait changer.