Lors de la CAN 2025 au Maroc, des journalistes dénoncent des pressions psychologiques et un climat peu propice à un travail serein. Certains évoquent des traitements différenciés selon les médias, notamment à l’encontre de la presse algérienne. Ces témoignages relancent le débat sur la liberté de la presse lors des grandes compétitions sportives.
CAN 2025 : Enjeux du journalisme au Maroc
La CAN 2025, accueillie par le Maroc, ne s’est pas seulement focalisée sur la compétition sportive, mais a mis en lumière les défis auxquels les journalistes étaient confrontés. Islam Grimesh, envoyé spécial pour Dzair Tube, a témoigné des difficultés éprouvées sur le terrain. Selon lui, l’énorme succès de sa chaîne, qui a captivé un large public, a engendré une pression psychologique intense. Grimesh a décrit une atmosphère qui, selon lui, cadrait mal avec un journalisme objectif et détendu.
Identité éditoriale et impact sur le terrain
Grimesh a souligné que l’approche éditoriale de Dzair Tube, ouverte sur le soutien des positions algériennes, était notoirement visible. « Notre logo était partout au Maroc, et cela n’est pas passé inaperçu », a-t-il mentionné. Le journaliste a décrit un sentiment oppressant d’être constamment sous surveillance, nourrissant un contexte d’insécurité. Il a observé des aspects sociaux qu’il considérait révélateurs d’un malaise plus grand, décrivant le quotidien du peuple marocain tel qu’il le percevait.
Traités différemment selon les médias
Le récit de Grimesh inclut des incidents nocturnes, soulignant des différences de traitement notables entre les médias durant la compétition. Il a affirmé que, bien qu’il y ait eu des caméras, les restrictions semblaient s’assouplir la nuit. Il a également rapporté des cas d’harcèlement ciblant particulièrement les journalistes algériens, contrastant avec les avantages accordés à d’autres au niveau des transports. L’événement culminant de son témoignage fut une confrontation avec un agent de sécurité, résultant en une agression physique, selon Grimesh.