Alors que la sélection du pays hôte pour la Coupe d’Afrique des Nations 2028 se prépare, l’Algérie semble adopter une approche non conventionnelle. Traditionnellement vue comme un candidat naturel pour accueillir de grandes compétitions, la Fédération algérienne de football semble cette fois-ci moins pressée d’entrer dans la course.
Une stratégie réaliste face aux évolutions africaines
L’hypothèse de postuler pour la CAN 2028 est tempérée par une analyse réaliste des défis actuels. Accueillir ce tournoi exige bien plus que des infrastructures conformes : c’est un projet qui nécessite des efforts étendus de l’État et des communautés locales, impliquant également des investissements financiers importants et une attention médiatique et politique constante. Des éditions passées ont montré les risques liés à des problèmes organisationnels et des controverses arbitrales, incitant plusieurs leaders algériens à reconsidérer la réelle valeur ajoutée d’être hôte.
Un changement de cap plutôt qu’un retrait
Néanmoins, ne pas s’impliquer dans la CAN 2028 n’est pas un abandon, mais une décision stratégique. L’Algérie semble vouloir se concentrer sur l’amélioration de la formation des talents, la gouvernance et la compétitivité des clubs au niveau continental. Ce choix témoigne d’une volonté de maitriser son propre développement sportif, indépendamment des agendas de la Confédération africaine de football. Si ceci est confirmé officiellement, cela représenterait une nouvelle orientation pour le sport national, privilégiant les bases solides avant d’envisager d’accueillir de grands événements.
Réflexion sur l’avenir du football africain
Cette position pose une question fondamentale sur l’avenir du football en Afrique et la capacité des grandes nations à choisir leur propre voie. Pour l’Algérie, cette démarche pourrait renforcer la fondation du football national, tout en envisageant sereinement son retour sur la scène des grands tournois dans le futur.