Récemment, les relations diplomatiques entre la France et l’Algérie ont connu une phase de tensions, mais quelques signaux positifs de reprise émergent. L’ambassadeur de France à Alger, Stéphane Romatet, a exprimé les progrès réalisés ainsi que les obstacles à venir.
Progrès dans les discussions diplomatiques
Ces derniers mois, la France et l’Algérie ont repris des dialogues formels. Dans une interview chez RFI, Romatet a confirmé la réouverture de canaux de communication, marquant un retour au dialogue diplomatique.
En novembre 2025, une avancée significative a été marquée par la visite à Alger de la secrétaire générale du Quai d’Orsay, Anne-Marie Descôtes. Cette visite a permis de rétablir des liens essentiels pour discuter de la crise au Sahel et de la sécurité.
Défis persistants
Néanmoins, des difficultés demeurent. L’arrestation du journaliste Christophe Gleizes en Algérie reste problématique, selon Romatet. La récente loi algérienne contre la colonisation française complique également les relations. Bien que certains progrès aient été accomplis, comme la libération de l’écrivain Boualem Sansal, les tensions persistent.
En matière économique, l’Algérie a pris des décisions qui impactent les échanges commerciaux avec la France, freinant la renégociation de l’accord d’association Algérie-UE. La France espère la levée de ces obstacles.
Coopération en sécurité et migration
La France souhaite renforcer sa coopération sécuritaire avec l’Algérie, surtout contre le terrorisme. La suspension de cette collaboration a ralenti des échanges cruciaux d’informations. La migration est un autre sujet clé, avec l’espoir d’une meilleure gestion des ressortissants sous OQTF.
La visite prévue du ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, pourrait marquer un tournant, mais elle dépendra des mesures prises par l’Algérie dans ces domaines. En somme, bien que des avancées soient notées dans le rétablissement des relations franco-algériennes, il reste des défis majeurs pour reprendre une coopération normale.