Certaines histoires de carrière se dévoilent avec le temps, tandis que d’autres se pressentent dès le début. Riyad Mahrez s’inscrit dans cette seconde catégorie. L’anecdote rapportée par Carl Medjani au sujet de leurs premières rencontres, bien avant que Mahrez ne devienne un joueur de renommée internationale, met en lumière une facette intéressante de sa personnalité.
Une rencontre significative
Medjani décrit ce moment avec une grande sincérité. Alors qu’il inspecte le terrain, il croise Walid Mesloub, lorsqu’un jeune joueur s’approche : « Riyad se présente, alors que je ne le connais pas encore. Il me serre la main d’une manière très familière. Il me demande : “Comment va la sélection nationale ?” », se remémore-t-il. La conversation s’enchaîne naturellement jusqu’à ce que Mahrez ajoute : « Moi j’arrive bientôt. » Avec le recul, Medjani avoue avoir d’abord pensé : « Qui est ce jeune qui se targue ainsi, alors qu’il évolue en Ligue 2 ? » Mais seulement un an après, l’ascension prévue se concrétisait comme annoncé.
Une progression fulgurante
« Exactement un an plus tard, il est avec nous en équipe nationale », continue Medjani. Mahrez ne se limite pas à rejoindre le groupe, il s’impose et attire la confiance de Vahid Halilhodzic, bouleversant ainsi la hiérarchie existante. « Il a su tirer son épingle du jeu », résume Medjani. Sa confiance, loin de s’atténuer, est devenue une constante dans son parcours. À Leicester City, Mahrez affirme d’abord que l’équipe se maintiendra : « On va se sauver. » Puis, défiant toute logique, il prédit le titre en Premier League. Même lorsqu’il s’agit de distinctions personnelles, son discours est assuré : « J’ai des ambitions, préparez-vous. » Comme le souligne Medjani, admiratif : « Tout ce qu’il a affirmé, il l’a accompli. » Une anecdote résumant parfaitement Mahrez : une confiance inébranlable et souvent validée par les faits.