Un député français a dénoncé la situation alarmante d’une lycéenne ostracisée durant deux mois par la direction de son établissement, qui a mal interprété son bonnet médical comme un voile islamique.
Un malentendu qui laisse des séquelles sur une lycéenne
L’incident, bien que difficile à croire, est réel et raconté par la jeune fille Mélina et sa mère, interviewées par Le Parisien. Étudiante dans un lycée d’Annonay en Ardèche, Mélina portait un turban pour cacher la perte de cheveux due à son traitement épileptique. Malheureusement, l’administration scolaire l’a perçu comme un symbole religieux et l’a renvoyée.
Dans une tentative de conciliation, Mélina est ensuite revenue avec un bonnet sportif de la marque Underarmour. Sa mère raconte qu’il a de nouveau été pris pour un voile islamique par la directrice de l’école, qui a imposé des restrictions strictes concernant la façon dont elle devait porter son couvre-chef.
Les conséquences d’une méprise
Malgré un certificat médical justifiant son port de couvre-chef, l’administration de l’établissement a mis en doute l’authenticité de ce document, remettant en question le professionnel de santé de Mélina pour un “certificat de complaisance”.
Le Député Antoine Léaument de La France Insoumise a souligné que la situation montre comment l’islamophobie peut parfois viser les personnes indépendamment de leurs véritables croyances religieuses, une situation qu’il qualifie de violente et démesurée.
Une décision difficile de la lycéenne

Face à l’incompréhension, Mélina a choisi de changer d’établissement, estimant que ses crises d’épilepsie représentaient un défi trop important pour le lycée. Elle a ressenti que le prétendu problème posé par le turban était davantage un prétexte pour son exclusion définitive.
Selon le témoignage de la jeune fille, à aucun moment la question religieuse n’a influencé ses choix vestimentaires, ce qui renforce l’argument que l’islamophobie peut impacter même ceux qui ne suivent pas la foi musulmane.