Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune admet les difficultés de la production de viande, soulignant une nécessité de réformes dans le secteur agricole.
L’échec de la production de viande en Algérie : déclaration du président
Dans son allocution annuelle, prononcée mardi 30 décembre 2025 devant le Parlement, le Président de l’Algérie,
Abdelmadjid Tebboune, a concédé que la stratégie du pays en matière de production de viande est un échec
significatif. Ce secteur est crucial pour la sécurité alimentaire et l’économie nationale. Cette prise de
conscience survient après des problèmes persistants, malgré les efforts menés au fil des ans.

Au cours de son discours, Tebboune a exprimé son désarroi face aux résultats décevants de la production de viande, qu’elle soit bovine, ovine ou avicole. Les objectifs gouvernementaux n’ont pas été atteints, ce qui a non seulement réduit la disponibilité sur les marchés locaux, mais a également provoqué une augmentation marquée des prix. Ces circonstances ont compliqué l’accès à la viande pour de nombreuses familles algériennes. Le président a mentionné un enjeu majeur concernant la gestion des fonds alloués à ce secteur économique.
Importations massives de viande par nécessité
Depuis plusieurs années, l’Algérie a recours aux importations pour satisfaire sa consommation intérieure, notamment durant des périodes de forte demande comme le Ramadan et l’Aïd El Adha. En 2024, 100’000 tonnes ont été planifiées pour importation et, pour l’Aïd El Adha 2025, un projet prévoyait l’achat d’un million de têtes de moutons. Cependant, la réussite était partielle, et bien que des efforts aient été faits pour réguler les prix,
la dépendance envers les importations demeure un problème majeur.
Le Président a souligné la nécessité de rediriger les fonds dédiés aux importations pour renforcer l’agriculture nationale, en soutenant en particulier les jeunes agriculteurs et les initiatives locales. Pour lui, ces ressources devraient favoriser une production domestique accrue via l’innovation technologique, offrant ainsi une autonomie réelle dans la production de viande.
Création de milliers d’entreprises agricoles
Malgré ces difficultés, Tebboune a salué le dynamisme des agriculteurs algériens capables d’établir 15’000
entreprises agricoles, apportant une précieuse contribution à l’économie nationale. Il a rappelé l’importance de
moderniser l’agriculture pour améliorer les rendements et réduire la dépendance aux importations.