Un danseur, une chaise et une frontière symbolique. Il n’en fallait pas plus pour enflammer les réseaux sociaux : l’humoriste oranais Mohamed Khassani est au cœur d’une polémique brûlante après avoir participé à un clip marocain.
Mohamed Khassani accusé d’« humiliation » et d’« insulte à l’Algérie »
La vidéo fait le tour du web. On y voit Mohamed Khassani danser face à un chanteur marocain assis, une mise en scène qui a choqué de nombreux internautes. Pour eux, l’image est claire : un Algérien placé en position d’infériorité devant un artiste marocain. Les critiques fusent : « honte », « insulte à l’Algérie », « trahison ». Certains vont jusqu’à réclamer le retrait de sa carte d’artiste. Déjà critiqué par le passé pour des rôles jugés « provocateurs », l’acteur se retrouve une nouvelle fois dans l’œil du cyclone.
La défense de Khassani : « Je suis un artiste, je suis avec mon pays »
Face à l’ampleur de la polémique, Mohamed Khassani brise le silence. Il affirme n’avoir rien fait de répréhensible et insiste sur sa fidélité à l’Algérie : « Je suis un artiste, ce que j’ai fait ne mérite pas une telle polémique. Je suis avec mon pays et avec ses autorités », déclare-t-il. Ses partisans rappellent qu’il a toujours intégré la danse dans ses spectacles, estimant qu’il reste fidèle à son style. Pour eux, l’attaque est disproportionnée et déconnectée de la réalité artistique.
Algérie partagée : entre rejet et ouverture culturelle
Le débat va bien au-delà de la personne de Mohamed Khassani. Il met en lumière une fracture profonde dans la société algérienne : les uns y voient une humiliation nationale et les autres saluent une collaboration artistique qui transcende la rivalité Algérie–Maroc.
Certains internautes applaudissent même l’initiative : « C’est comme si Khassani voulait montrer que nous sommes un seul peuple de part et d’autre de la frontière. » Au final, la controverse révèle une tension persistante : jusqu’où l’art peut-il bousculer les sensibilités nationales sans déclencher un torrent de critiques ?