À Bobigny, en Seine-Saint-Denis, un bâtiment récemment nommé en l’honneur de l’activiste algérienne Djamila Amrane a subi un acte de vandalisme. Deux semaines après que la plaque commémorative de cette militante soit inaugurée, des tags racistes ont été inscrits sur les vitres du bâtiment, y compris des mots tels que « assassin » et « terroriste ». Cet hommage avait été rendu pour célébrer l’anniversaire de l’indépendance de l’Algérie.
Une réprobation face à ces actes haineux
Le conseil départemental de Seine-Saint-Denis a fermement dénoncé ces actes qu’il attribue à des extrémistes de droite, soulignant la volonté de certains d’effacer une partie de l’histoire partagée entre l’Algérie et la France. L’institution a également signalé avoir reçu des messages menaçants depuis l’inauguration. Le président du département, Stéphane Troussel, a profité de l’inauguration pour rappeler les liens historiques entre les deux pays, bien que marqués par la douleur des périodes colonialistes.
Parcours historique de Djamila Amrane
Née en France en 1939, Danielle Minne, connue plus tard sous le nom de Djamila Amrane, s’engage dans la lutte pour l’indépendance de l’Algérie à l’âge de 18 ans. Elle rejoint le FLN en 1957 et participe activement à la Bataille d’Alger dans un réseau de « poseuses de bombes ». Condamnée à la prison, elle est libérée après l’indépendance de l’Algérie et devient la première professeure d’histoire du pays. Elle s’installe définitivement en Algérie, où elle vit jusqu’à sa mort en 2017.