Le gouvernement français, dirigé par François Bayrou, traverse une période de turbulences avec un ex-ministre marocain. La politique française montre des signes de fragilité, surtout après les élections législatives de juillet 2024 qui ont laissé le gouvernement sans majorité claire. Cette situation rend le gouvernement vulnérable aux pressions politiques des divers groupes parlementaires.
Accusations de transaction politique
Le quotidien satirique Le Canard Enchaîné a récemment mis en lumière une affaire impliquant Najat Vallaud-Belkacem, ancienne ministre d’origine marocaine. Elle aurait été nommée conseillère maître à la Cour des comptes en échange d’un soutien politique de son mari, Boris Vallaud, leader du groupe parlementaire du Parti socialiste. Le 8 juillet, le journal avait déjà émis l’hypothèse que François Bayrou pourrait orchestrer sa nomination en échange de l’approbation du budget par les parlementaires socialistes.
Réactions et déclarations publiques contre l’ex-ministre marocain
Najat Vallaud-Belkacem a rejeté ces allégations, qualifiant la situation de pure “blague”. Selon elle, son poste à la Cour des comptes résulte d’un concours de recrutement rigoureusement mené. Le président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici, a confirmé sa version en détaillant le processus sélectif impliquant 150 candidatures pour cinq postes, et il a précisé s’être retiré des délibérations pour éviter tout soupçon de favoritisme. Malgré cela, certains membres de l’opposition, notamment du Rassemblement national et du parti Reconquête !, continuent de contester cette nomination.
Sur Twitter, Boris Vallaud a exprimé son indignation face aux attaques dirigées contre lui et sa famille. L’annonce du député Jean-Philippe Tanguy visant à contester cette nomination devant le Conseil d’État a amplifié la polémique, tout comme la couverture médiatique soutenue de plusieurs canaux affiliés à des intérêts privés.