La liste des Fennecs pour novembre a suscité de nombreuses réactions, et Brahim Hemdani a tenu à s’expliquer ce jeudi 5 novembre. Le sélectionneur algérien a justifié l’absence de trois noms marquants : Rayan Aït-Nouri, Baghdad Bounedjah et Luca Zidane. Ces joueurs rateront le double rendez-vous contre le Togo, décisif dans les éliminatoires de la CAN 2027.
Aït-Nouri : deux conditions imposées par Hemdani
Concernant le défenseur gauche de Wolverhampton, le technicien des Fennecs a fixé des règles claires. Pour prétendre à une place dans la sélection algérienne, un joueur doit, selon lui, remplir deux critères incontournables.
« Figurer avec l’équipe nationale implique deux exigences : disposer d’un temps de jeu régulier en club et se conformer au projet collectif établi », a expliqué Hemdani. Le sélectionneur a toutefois voulu rassurer le latéral.
« Le choix fait au sujet d’Aït-Nouri correspond à la situation du moment, mais aucune porte n’est fermée. Personne n’est écarté définitivement », a-t-il ajouté. Un signal encourageant adressé à l’international, assorti de directives sans équivoque.
Bounedjah et Zidane pénalisés par leur manque de jeu en club
Pour la seconde fois d’affilée, Baghdad Bounedjah ne figure pas dans le groupe des Verts. Hemdani a adopté un ton prudent pour évoquer le cas de l’attaquant algérien.
« Nous gardons un œil attentif sur lui. Je mesure parfaitement son apport à la sélection nationale, mais son absence relève d’une décision strictement sportive », a confié le sélectionneur. Un raisonnement identique s’applique à Luca Zidane.
Le temps de jeu, critère déterminant pour les gardiens
Le fils de Zinédine Zidane paie son inactivité prolongée à Leganés, en Espagne, ce qui lui a coûté une place dans la hiérarchie des portiers. Le choix d’Hemdani s’est porté sur les éléments les plus sollicités dans leurs clubs respectifs.
« J’ai sélectionné les trois gardiens qui bénéficient actuellement du plus grand temps de jeu », a détaillé le sélectionneur des Fennecs. Il a également exposé son objectif à moyen terme pour ce poste sensible.
« Notre ambition est d’identifier un titulaire indiscutable dans les buts, et nous mettons tout en œuvre pour y parvenir », a-t-il insisté. Une déclaration qui traduit une volonté de clarifier la situation entre les poteaux.
La recherche d’un gardien numéro un, casse-tête récurrent
Cette problématique du poste de gardien n’est pas nouvelle pour la sélection algérienne. Depuis le retrait de Raïs M’Bolhi, titulaire incontesté durant plus de dix ans, l’équipe nationale peine à désigner un successeur évident.
Ce rassemblement de novembre offrira donc à Hemdani une nouvelle occasion de tester ses options dans les cages. Les deux affrontements face au Togo permettront d’observer les candidats en situation réelle, dans un contexte à fort enjeu.
Un double duel crucial dans la course à la CAN 2027
Au-delà des questions individuelles, ces deux rencontres revêtent une importance capitale pour l’Algérie. Elles s’inscrivent dans le parcours qualificatif menant à la Coupe d’Afrique des Nations 2027, où les Fennecs ambitionnent de briller.
Le sélectionneur devra composer avec plusieurs absences de poids tout en maintenant la cohésion du groupe. Les choix opérés pour ce stage reflètent une ligne directrice fondée sur le mérite et la régularité en club.
En posant deux conditions au retour d’Aït-Nouri, Hemdani affiche une méthode claire : la performance individuelle doit s’accorder avec les exigences du collectif. Les portes de la sélection algérienne restent entrouvertes pour les absents, à condition de répondre à ces critères. Reste à savoir si cette philosophie portera ses fruits face au Togo.


