Le dollar face au dinar algérien poursuit son ascension sur les deux fronts du marché des devises. Le 28 octobre, la monnaie américaine franchissait le seuil des 135 dinars au taux officiel, tandis que la coupure de 100 dollars s’échangeait à 24 800 dinars sur le circuit informel. Après l’envolée récente de l’euro, c’est désormais au billet vert de capter l’attention.
Le dollar face au dinar grimpe sur les marchés officiel et parallèle
Les cotations du 28 octobre confirment une tendance haussière pour la devise américaine. Le marché officiel enregistre une progression contenue, pendant que le circuit parallèle affiche une accélération nettement plus visible pour la coupure de 100 dollars.
Selon les données de la Banque d’Algérie, le dollar a été fixé à 135,1187 dinars ce mercredi, contre 134,9411 dinars la veille. Le billet vert a donc gagné près de 0,18 dinar en vingt-quatre heures, un mouvement limité mais révélateur.
Cette hausse s’inscrit dans une dynamique amorcée depuis le 22 octobre, date à laquelle le dollar s’établissait à 134,6106 dinars. La monnaie américaine consolide ainsi sa trajectoire ascendante sur plusieurs séances consécutives.
L’euro recule au même moment
À l’inverse, la monnaie unique européenne a perdu du terrain au cours officiel ce même mercredi. L’euro s’affichait à 150,5966 dinars, en repli par rapport aux 150,9249 dinars de la veille. Ce décalage met en lumière le dollar, qui occupe désormais le devant de la scène monétaire.
Sur le marché noir, 100 dollars gagnent 300 dinars
Du côté du circuit informel, la progression est bien plus prononcée. La coupure de 100 dollars était proposée à 24 800 dinars à la vente, contre 24 500 dinars la veille, soit un bond de 300 dinars en une seule journée.
Cette flambée illustre la réactivité du marché parallèle, où les cours s’ajustent rapidement à la pression de la demande. Contrairement aux cotations officielles, ces valeurs ne reposent sur aucun taux unique encadré par les autorités monétaires.
Les relevés diffèrent d’ailleurs selon les sources. Le même jour, certains observateurs rapportaient un dollar stable à 242 dinars à la vente et 239 dinars à l’achat. Ces divergences s’expliquent par la multiplicité des cambistes, des lieux d’échange et des horaires de cotation.
Les importations de véhicules parmi les moteurs de la demande
Plusieurs facteurs alimentent cette pression sur la devise américaine. Les achats de voitures importées par des particuliers figurent parmi les causes les plus citées, notamment lorsque ces véhicules proviennent d’Asie ou d’Amérique du Nord.
À ce phénomène s’ajoute la bonne tenue du dollar sur les places financières internationales. Cette conjonction stimule l’appétit des acheteurs locaux pour les coupures vertes, un besoin que le marché informel traduit immédiatement en hausse des cotations.
Deux marchés, deux réalités distinctes
La valorisation du dollar ne se manifeste pas de façon homogène selon les circuits. À la Banque d’Algérie, le billet vert dépasse légèrement la barre des 135 dinars, dans un mouvement maîtrisé et progressif.
Sur le marché parallèle, l’évolution est autrement plus marquée, avec une majoration de 300 dinars pour chaque tranche de 100 dollars. Cet écart souligne la sensibilité particulière du circuit informel aux tensions de la demande.
Un marché des changes sous surveillance permanente
La question du taux de change demeure un indicateur scruté de près par les opérateurs et les épargnants. Les écarts entre cours officiel et cours parallèle restent l’un des principaux baromètres de la santé monétaire du pays.
Ces fluctuations traduisent également les déséquilibres entre l’offre et la demande de devises, dans un contexte où les besoins en monnaies étrangères restent soutenus. La volatilité du marché parallèle en est le reflet le plus immédiat.
En définitive, la montée du dollar face au dinar vient prolonger les mouvements récemment observés sur l’euro, confirmant la nervosité du marché des changes algérien. Les prochaines séances diront si cette tendance se renforce ou se stabilise, alors que la demande en billets verts ne faiblit pas.


