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Aït Nouri écarté par City : ce que cache ce choix tactique

Arrivé à l’été 2025 contre un chèque de 36 millions de livres sterling, Rayan Aït-Nouri vit un début de saison cauchemardesque à Manchester City. L’international algérien, acheté à Wolverhampton, n’a pas encore goûté à la moindre seconde de Premier League sous les ordres d’Enzo Maresca. À 25 ans, le défenseur pourrait bien plier bagage dès le marché des transferts hivernal.

Une saison blanche en championnat pour Aït-Nouri

L’exercice précédent, piloté par Pep Guardiola, avait pourtant placé l’Algérien dans une dynamique encourageante. Il avait cumulé 31 matchs toutes compétitions confondues, s’imposant comme une valeur sûre de la rotation mancunienne.

Mais l’arrivée du technicien italien a tout bouleversé. Depuis le changement d’entraîneur, le latéral gauche n’a été aligné qu’à trois reprises. Il a démarré une rencontre de Carabao Cup contre Norwich City, pensionnaire de Championship, et grappillé quelques minutes en Ligue des champions face à Porto puis à l’AEK Athènes.

Le plus frappant reste son temps de jeu nul en Premier League. Des éléments comme Allan, Ryan McAidoo ou même Jack Grealish — pourtant expédié en prêt à Everton — ont tous disputé davantage de minutes dans l’élite anglaise que l’Algérien depuis l’ouverture de la saison.

Un casse-tête de positionnement dans l’effectif de City

Cette relégation au second plan s’explique par un choix tactique assumé. Maresca envisage Aït-Nouri davantage comme un ailier que comme un arrière latéral, une interprétation qui complique encore un peu plus son intégration.

Dans le couloir défensif gauche, la concurrence est déjà rude : Nico O’Reilly et Josko Gvardiol se partagent ce poste. Côté offensif, l’embouteillage est encore plus marqué, avec Jeremy Doku, Iliman Ndiaye, Antoine Semenyo, Phil Foden et Rayan Cherki qui gravitent tous autour de la même aile.

Les mots de Guardiola, un plaidoyer devenu lointain

L’ancien coach des Skyblues avait pris la défense du profil polyvalent de son joueur la saison dernière. Ses propos sonnent aujourd’hui comme un paradoxe cruel.

« Il connaît la Premier League, peut jouer dans l’axe et sur le côté, peut évoluer à différents postes. Il n’est pas venu pour une période déterminée, mais sur le long terme. »

Ces déclarations, pensées comme un gage de confiance durable, contrastent désormais fortement avec la réalité vécue par l’Algérien sous Maresca.

Le mercato de janvier comme bouée de sauvetage

Un transfert temporaire vers Manchester United a bien été évoqué lors des dernières heures du marché estival. L’opération a cependant capoté : City réclamait une option d’achat que les Red Devils n’ont pas acceptée, faisant échouer les négociations.

Le dossier pourrait néanmoins ressurgir à l’hiver. Michael Carrick, toujours en quête d’un renfort au poste d’arrière gauche pour épauler Luke Shaw, serait susceptible de relancer la piste. D’autres clubs, anglais comme européens, pourraient aussi entrer dans la danse.

Un départ en prêt pour relancer sa carrière

Lié aux Citizens jusqu’en 2030, Aït-Nouri conserve une valeur marchande importante et ne sera pas bradé. Mais sa situation sportive devient préoccupante à mesure que les semaines s’enchaînent sans temps de jeu.

Chaque rencontre passée sur le banc menace également sa place au sein de la sélection algérienne. Dans ce contexte, une mise à disposition temporaire apparaît comme la solution la plus cohérente pour redonner du souffle à sa carrière.

Le cas Aït-Nouri illustre une tendance claire : les plans de Maresca n’incluent manifestement pas l’ancien Wolf. Reste à savoir si janvier offrira au Fennec le tremplin nécessaire pour relancer une trajectoire aujourd’hui en suspens à Manchester City.

Abdel
Abdel
Journaliste chevronné, je vous propose des articles qui traitent de l'actualité maghrébine et de la diaspora en général.

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