Le feuilleton opposant Islam Slimani au Chabab Belouizdad connaît un nouveau tournant : l’ancien capitaine des Verts a saisi officiellement le Tribunal Arbitral du Sport (TAS). Le buteur le plus prolifique de l’histoire de la sélection algérienne réclame pas moins de 41 milliards de centimes au titre de salaires jamais versés. Une première audience a d’ores et déjà été programmée pour le 15 octobre 2026.
Slimani porte son litige avec le CRB devant le TAS
La requête de l’attaquant a été officiellement enregistrée auprès de l’instance internationale chargée de régler les différends entre footballeurs et clubs. Cette juridiction fait autorité dès lors qu’un conflit contractuel ne trouve pas d’issue par voie amiable.
D’après les éléments rendus publics, l’examen du dossier interviendra le 15 octobre prochain. Ce jour-là, les arbitres entendront les deux parties avant de se prononcer sur le fond de l’affaire.
Slimani soutient qu’il n’a jamais encaissé la totalité des sommes prévues dans son engagement avec le club algérois. Il considère ainsi qu’une partie de ses émoluments demeure impayée à ce jour.
Un bras de fer financier qui dure depuis plusieurs mois
Le recours au TAS n’est que l’aboutissement d’un désaccord persistant entre l’ancien avant-centre et les dirigeants du Chabab Belouizdad. Malgré de longues discussions, aucun compromis n’a pu être dégagé entre les deux camps.
De son côté, Islam Slimani maintient fermement sa position. Le joueur estime être en droit de percevoir des arriérés conséquents que la formation de la capitale ne lui aurait pas réglés.
La direction du CRB entend, quant à elle, défendre ses intérêts devant les instances d’arbitrage. Le club prépare déjà les arguments qu’il présentera lors de la séance fixée en octobre prochain.
Une procédure aux enjeux financiers lourds
La somme réclamée, évaluée à 41 milliards de centimes, confère à ce contentieux une dimension particulièrement sensible. Le montant en question dépasse largement les litiges habituels observés dans le championnat national.
L’issue de la procédure pourrait donc peser lourd sur les finances du Chabab Belouizdad. Une décision défavorable obligerait le club à honorer une dette considérable au profit de son ancien attaquant.
Une affaire scrutée par tout le football algérien
Ce bras de fer entre Slimani et le CRB mobilise l’attention de l’ensemble du milieu footballistique national. L’aura de l’ancien international donne à ce dossier un retentissement qui dépasse le simple cadre juridique.
Recordman de buts sous le maillot des Fennecs, Islam Slimani a marqué de son empreinte l’histoire récente de la sélection. Son retour au pays, en signant avec l’un des clubs les plus décorés d’Algérie, avait suscité un véritable engouement populaire.
Le Chabab Belouizdad fait partie des institutions les plus titrées du football algérien. L’arrivée d’une figure aussi emblématique représentait alors un pari ambitieux, aujourd’hui assombri par ce conflit financier.
Un rendez-vous décisif en octobre 2026
La date du 15 octobre 2026 s’annonce comme un moment charnière dans ce dossier. C’est à cette occasion que les arbitres du TAS examineront les prétentions respectives des deux parties.
Le verdict attendu pourrait clore définitivement un différend qui s’éternise depuis de nombreux mois. Son impact ne se limitera pas aux seuls protagonistes impliqués dans la procédure.
En effet, la décision finale fera jurisprudence et sera observée de près par les autres clubs du championnat. Elle pourrait servir de référence dans d’éventuels litiges similaires à l’avenir.
Entre les ambitions contrariées d’un club historique et les revendications d’une légende des Verts, cette affaire cristallise de nombreux enjeux. Le dénouement attendu au TAS devrait éclairer durablement les relations contractuelles au sein du football algérien. Il reste désormais à savoir quelle lecture les arbitres feront de ce dossier hors norme.

