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Alger : la justice prononce ses premières peines de mort

Le tribunal criminel près la Cour d’Alger a prononcé ses premières condamnations à la peine de mort en application de la nouvelle législation sur les stupéfiants. Ces verdicts marquent un tournant dans la lutte contre le trafic de drogue en Algérie. Ils reposent sur la loi 25-03, entrée en vigueur au cours de l’été 2025.

Les premières condamnations à la peine de mort en vertu de la loi 25-03

La juridiction criminelle d’Alger vient d’ouvrir un nouveau chapitre judiciaire dans le pays. Pour la première fois, elle a appliqué la peine capitale sur le fondement d’un texte législatif récent. Ce cadre juridique cible spécifiquement le trafic de substances dangereuses.

La loi 25-03, promulguée le 1er juillet 2025, encadre la prévention et la répression de l’usage comme du commerce illicite de stupéfiants. Elle couvre également les substances psychotropes. Son entrée en application traduit une volonté affichée de durcir la réponse pénale face à ce fléau.

Un durcissement de la politique pénale antidrogue

Ce texte renforce considérablement l’arsenal répressif disponible pour les magistrats algériens. Il prévoit des sanctions parmi les plus sévères du dispositif pénal. Les affaires de trafic à grande échelle figurent désormais au sommet de l’échelle des peines.

Les autorités judiciaires entendent ainsi envoyer un signal fort aux réseaux criminels. Le message vise à dissuader l’implantation et l’expansion de filières de narcotrafic. La sévérité du cadre légal reflète la gravité attribuée à ces infractions.

Neuf accusés frappés par la peine capitale

Au total, neuf personnes ont été condamnées à la peine de mort lors de ces procès. Parmi elles, trois accusés étaient physiquement présents à l’audience. Les six autres ont été jugés par contumace, c’est-à-dire en leur absence.

Cette répartition illustre la difficulté récurrente à interpeller l’ensemble des membres d’un réseau. Plusieurs prévenus restent en fuite au moment où la justice rend sa décision. Les verdicts prononcés à leur encontre conservent néanmoins toute leur portée juridique.

Des procédures menées en présence et par contumace

Le jugement par contumace permet au tribunal de statuer malgré l’absence de l’accusé. Cette procédure autorise la justice à poursuivre son action sans attendre l’arrestation. Les condamnés absents peuvent toutefois voir leur affaire rejugée en cas d’interpellation ultérieure.

La présence de trois accusés à la barre a permis le déroulement classique des débats. Les éléments de preuve ont été examinés contradictoirement devant la juridiction. Le tribunal a tranché après analyse des charges retenues contre chacun.

Des saisies impressionnantes de cocaïne et de prégabaline

Les affaires jugées portaient sur des quantités considérables de produits prohibés. Les enquêteurs avaient notamment mis la main sur 113 kilogrammes de cocaïne. Cette saisie témoigne de l’ampleur du trafic démantelé par les services de sécurité.

À cette drogue dure s’ajoutaient 225 030 comprimés de prégabaline. Ce médicament, détourné de son usage thérapeutique, fait l’objet d’un commerce illicite croissant. Sa présence en si grand nombre révèle une circulation massive hors des circuits légaux.

La prégabaline, une substance sous haute surveillance

La prégabaline est à l’origine un traitement destiné à certaines affections neurologiques. Détournée, elle devient un produit recherché sur le marché parallèle. Les autorités algériennes multiplient les opérations pour endiguer sa diffusion clandestine.

Le volume saisi dans ces dossiers confirme l’inquiétude des pouvoirs publics. Le trafic de ce type de comprimés s’étend bien au-delà des frontières du Maghreb. La répression vise à couper court à ces réseaux de distribution organisés.

Un signal fort contre le trafic de stupéfiants

Ces condamnations à la peine de mort s’inscrivent dans une stratégie globale de fermeté. Elles traduisent la détermination des institutions à combattre le narcotrafic sous toutes ses formes. Le volet judiciaire complète les efforts menés sur le terrain.

Les services de sécurité et la justice algérienne coordonnent désormais leurs actions avec rigueur. L’objectif consiste à démanteler les filières et à sanctionner leurs responsables. Les saisies massives constituent le point de départ de ces procédures pénales.

Ces premiers verdicts rendus au titre de la loi 25-03 marquent un précédent judiciaire majeur. Ils annoncent probablement une série de décisions comparables dans les mois à venir. L’évolution de cette politique répressive sera scrutée avec attention dans toute la région.

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Abdel
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Journaliste chevronné, je vous propose des articles qui traitent de l'actualité maghrébine et de la diaspora en général.
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