Le gaz algérien attire un nouveau client potentiel en Asie du Sud. L’Algérie envisage en effet de fournir chaque année dix cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL) au Bangladesh. Les pourparlers demeurent toutefois à un stade préliminaire, plusieurs paramètres commerciaux et logistiques restant à trancher avant tout accord.
Dix cargaisons annuelles de gaz algérien en discussion
Dhaka souhaite acquérir chaque année dix cargaisons de GNL provenant d’Algérie. Selon des informations rapportées le mercredi 16 septembre 2026 par la plateforme spécialisée Attaqa, les échanges portent sur un contrat de courte durée.
À ce stade, de nombreux points restent en suspens. Les tarifs, les volumes définitifs, l’échéancier des livraisons, les coûts de transport ainsi que les modalités d’acheminement doivent encore être arrêtés par les deux parties.
Alger étudie de son côté la rentabilité de ces expéditions vers un débouché situé hors du continent européen. Cette analyse intègre à la fois les prix avancés par le Bangladesh et les frais liés au transport maritime du GNL. D’après les mêmes sources, aucun engagement ferme ne devrait être conclu avant la fin de l’année 2026.
Le Bangladesh cherche à diversifier ses fournisseurs de GNL
Le Bangladesh multiplie les démarches pour sécuriser son approvisionnement énergétique. Le pays d’Asie du Sud entend élargir son portefeuille de fournisseurs afin de réduire sa dépendance à une seule source.
Cette stratégie s’explique par les tensions régionales qui ont perturbé ses importations traditionnelles de gaz naturel liquéfié en provenance du Qatar. Face à ces difficultés, les autorités bangladaises ont intensifié leurs relations avec plusieurs producteurs, dont l’Algérie.
Une réunion ministérielle pour concrétiser la coopération
Les discussions ont franchi une nouvelle étape le 10 septembre 2026, lors d’une rencontre tenue en visioconférence. Le ministre algérien des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, s’est entretenu avec son homologue bangladais de l’Énergie et des Ressources minérales, Iqbal Hassan Mahmoud.
Les deux responsables ont abordé la livraison de gaz naturel liquéfié, mais également celle de gaz de pétrole liquéfié (GPL). Le développement des infrastructures énergétiques a par ailleurs figuré au menu de ces échanges bilatéraux.
Sonatrach au cœur du rapprochement énergétique
Le directeur général de Sonatrach, Noureddine Daoudi, a pris part à cette réunion, aux côtés de l’ambassadeur du Bangladesh en Algérie. Des cadres de Petrobangla et de la Bangladesh Petroleum Corporation, ainsi que divers responsables des deux nations, participaient également aux discussions.
Les participants ont passé en revue les pistes de collaboration entre le groupe algérien et les sociétés bangladaises. L’objectif affiché consiste à répondre aux besoins croissants du Bangladesh en matière d’énergie, dans un contexte de forte demande intérieure.
Les exportations algériennes de GNL toujours dominées par l’Europe
Ces pourparlers surviennent alors que les livraisons algériennes de gaz naturel liquéfié ont marqué un repli au premier semestre 2026. Elles ont reculé de 6,5 % sur un an, glissant de 4,78 millions à environ 4,47 millions de tonnes.
Durant cette période, plus de 90 % des cargaisons algériennes ont pris la direction de cinq pays européens. Les volumes destinés aux autres marchés sont restés limités, atteignant près de 440 000 tonnes sur les six premiers mois de l’année.
Dans ce cadre, un contrat avec le Bangladesh permettrait à l’Algérie de diversifier ses débouchés au-delà du seul marché européen. Un accord viendrait renforcer la présence du gaz algérien en Asie, même si sa conclusion dépend encore des conditions commerciales à négocier d’ici la fin 2026.




