Le festival Bilal Sghir aux Sablettes restera dans les mémoires : la 9e édition du Festival culturel international « L’Été en musique » s’est achevée vendredi soir en beauté à la Promenade des Sablettes, à Alger. Cette ultime soirée a réuni le célèbre chanteur de raï et le guitariste Tony Cortes devant une foule considérable.
Sur les rives de la baie d’Alger, Mohammed Berahmoun, connu sous le nom de scène Bilal Sghir, a conquis le public avec son répertoire raï. Son passage a provoqué une véritable déferlante de fans venus de toute la capitale.
Bilal Sghir enflamme la Promenade des Sablettes
Depuis longtemps, un artiste algérien n’avait pas suscité un tel enthousiasme. Aux abords des Sablettes, la circulation s’est retrouvée bloquée, les parkings pleins et le site envahi par une foule impressionnante.
L’annonce s’était propagée rapidement sur les réseaux sociaux : le chanteur de raï devait clôturer en personne le festival « L’Été en musique ». L’information a suffi à mobiliser des milliers de curieux.
Un spectacle gratuit, face à la Méditerranée : les ingrédients d’une soirée réussie étaient réunis. En voiture comme à pied, le public est arrivé par vagues pour acclamer l’interprète populaire.
Une audience intergénérationnelle
Loin de se limiter aux jeunes, l’événement a séduit toutes les tranches d’âge. Quadragénaires et quinquagénaires se sont eux aussi laissé tenter par cette escapade familiale et festive au bord de l’eau.
Sur scène, Bilal Sghir a littéralement embrasé l’atmosphère avec ses succès les plus emblématiques : Nti Galb, Ndirlek Khatrek ou encore Liyam Rayha w jaya. La Promenade des Sablettes a vibré au son de son raï reconnaissable entre tous.
En transe, l’assistance a repris en chœur les paroles connues par cœur. Des centaines de téléphones allumés ont illuminé la nuit algéroise, formant un tapis d’étoiles scintillantes au-dessus de la baie.
Bilal Sghir, un parcours ancré à Oran
Né le 7 juin 1983 dans le quartier d’El Hamri, à Oran, Mohammed Berahmoun a poursuivi des études supérieures en traduction à l’université de sa ville natale. Ses racines oranaises marquent profondément son identité artistique.
C’est à seulement 16 ans que le jeune homme se tourne vers le chant. Il commence par animer des cérémonies de mariage, où son talent attire vite l’attention du public local.
La consécration arrive en 2010 avec la sortie de son premier album, « Tgouli Habibi ». Ce disque marque le début d’une carrière qui n’a cessé de prendre de l’ampleur au fil des années.
Une popularité qui dépasse les frontières
Ses titres s’enchaînent et gagnent un intérêt croissant, aussi bien en Algérie qu’au sein de la diaspora installée à l’étranger. Nti Galb, Ndirlek Khatrek, 5 étoiles ou Cauchemar Cheftah comptent parmi ses chansons phares.
Ces morceaux festifs cumulent des écoutes considérables sur les plateformes de streaming, où l’artiste partage régulièrement ses nouveautés. Le raï de Bilal Sghir s’impose ainsi comme une valeur sûre de la scène musicale nationale.
« L’Été en musique », un franc succès populaire
Programmé du 15 au 21 août sous le slogan « Mélodies du monde, esprit de l’Algérie », le festival a exploré une grande variété de styles. Raï, hawzi, chanson kabyle, reggae, flamenco ou world music se sont succédé sur scène.
Porté par la période estivale et les vacances, l’événement a attiré de nombreuses familles en quête de détente et de fraîcheur. Ces soirées ont apporté une bouffée de gaieté à la capitale algérienne.
Au total, la manifestation a rencontré un engouement populaire que peu avaient anticipé. Elle confirme l’appétit du public pour des rendez-vous culturels gratuits et accessibles au plus grand nombre.
Avec ce concert final magistral, Bilal Sghir a offert aux Sablettes une clôture à la hauteur des attentes. Cette 9e édition démontre le potentiel des festivals estivaux pour dynamiser la vie culturelle algéroise.
