Rafael Benítez, la piste privilégiée pour succéder à Petkovic
La rupture du contrat de Vladimir Petković, officialisée dans la soirée du lundi 3 août 2026, plonge la sélection algérienne dans une phase de transition sensible. L’urgence est réelle pour la FAF.
Les qualifications de la Coupe d’Afrique des Nations 2027 commencent en effet dès le mois de septembre. Ce calendrier serré réduit considérablement le délai dont dispose la fédération pour recruter un successeur crédible.
Depuis plusieurs semaines, les dirigeants algériens avaient orienté leur prospection vers les écoles tactiques espagnole et portugaise. Ces deux styles de jeu apparaissent comme les mieux adaptés aux qualités du groupe des Verts. C’est précisément dans cette optique que le profil de Rafael Benítez a pris de l’ampleur.
Romain Molina a été le premier à évoquer publiquement cette piste :
« Rafael Benitez est la piste prioritaire/rêvée de la Fédération algérienne de football. En deuxième solution, José Peseiro est apprécié et certains fantasment même de Roberto Martinez… »
Un CV qui impose le respect sur la scène européenne
À 66 ans, Rafael Benítez figure parmi les entraîneurs espagnols les plus décorés de sa génération. Son ascension a débuté sur le banc de Valence, où il a bâti sa réputation continentale.
Avec le club de la Mestalla, il a soulevé deux titres de champion d’Espagne, en 2002 puis en 2004, ainsi qu’une Coupe UEFA la même année. Mais c’est à Liverpool qu’il a signé son plus grand exploit.
En 2005, il a conduit les Reds vers la Ligue des Champions au terme d’une finale devenue mythique face à l’AC Milan. Menés lourdement à la pause, les Anglais avaient renversé la rencontre pour l’emporter aux tirs au but.
Un parcours jalonné de clubs de premier plan
Au fil des saisons, le technicien madrilène a dirigé plusieurs formations de premier rang. On retrouve dans son parcours l’Inter Milan, le Real Madrid, Chelsea et Naples.
Sa dernière aventure remonte à l’exercice 2025-2026, à la barre du Panathinaïkos, en Grèce. Détail intéressant pour la sélection algérienne : c’est sous ses ordres qu’évoluait l’international Ahmed Touba.
Le défenseur des Verts connaît donc déjà les méthodes de travail de l’entraîneur. Ce lien pourrait constituer un atout non négligeable si les négociations venaient à se concrétiser.
Peseiro et Martínez, les plans B envisagés par la FAF
Consciente de la difficulté d’attirer un entraîneur de ce calibre, la fédération a préparé plusieurs solutions de repli. Le Portugais José Peseiro arrive en deuxième position sur la liste des candidats.
Ancien patron de la sélection nigériane, il avait mené les Super Eagles jusqu’en finale de la CAN 2023. Son profil est décrit comme apprécié par les décideurs algériens.
La troisième option porte le nom de Roberto Martínez. L’ancien sélectionneur de la Belgique, aujourd’hui à la tête du Portugal, incarne un autre représentant de l’école espagnole convoitée par la FAF.
Un pari ambitieux face à des contraintes de taille
Recruter un entraîneur du prestige de Rafael Benítez enverrait un message d’ambition retentissant pour le football algérien. Ce serait la démonstration d’une volonté forte de viser haut.
Toutefois, l’obstacle financier ne doit pas être sous-estimé. Le salaire réclamé par un technicien de cette envergure, ainsi que les aspects logistiques, représentent des freins réels à surmonter.
La fédération devra également composer avec le facteur temps. Avec les qualifications de la CAN 2027 déjà à l’horizon, chaque jour de flottement complique la préparation des Fennecs.
La désignation du prochain sélectionneur des Verts s’annonce comme un dossier brûlant pour les prochaines semaines. Entre l’ambition d’attirer Benítez et le réalisme des solutions alternatives, la FAF joue une partie importante pour l’avenir sportif de l’Algérie.
