Articles Populaire

Algérie : la somme colossale que Petkovic va toucher en partant

Le départ de Vladimir Petkovic de la sélection algérienne se précise avec un accord financier étonnamment modeste. Le sélectionneur suisse, lié aux Verts jusqu’en 2028, a préféré rompre son contrat à l’amiable. Il ne touchera que trois mois de salaire, soit 480 000 euros, alors que vingt-quatre mensualités restaient à courir.

Une rupture de contrat qui a surpris la FAF

L’information a d’abord circulé dans la presse algérienne avant d’être confirmée. Selon plusieurs quotidiens spécialisés, c’est bien Vladimir Petkovic lui-même qui a demandé à mettre un terme à son engagement.

La Fédération algérienne de football (FAF) avait pris contact avec le technicien pour préparer le prochain rassemblement des Fennecs. C’est à cette occasion que le coach a fait part de sa décision au président Walid Sadi.

Le sélectionneur n’entendait pas poursuivre l’aventure avec l’équipe nationale. Une initiative que les responsables algériens n’avaient pas anticipée, tant elle tranchait avec le déroulement habituel de ce type de séparation.

Un contrat prolongé jusqu’en 2028

Engagé en février 2024, Vladimir Petkovic avait bénéficié d’une prolongation portant son bail jusqu’à l’été 2028. La confiance semblait alors solidement installée entre le technicien suisse et la FAF.

Mais l’élimination des Verts en vue de la Coupe du monde 2026 a changé la donne. Le sélectionneur avait rapidement compris que la fin de son mandat devenait difficilement évitable.

Après avoir un temps envisagé de rester en poste, il a finalement tranché autrement. C’est au retour de ses congés estivaux que Petkovic a définitivement opté pour un départ.

Une sortie économique pour la Fédération algérienne

Sur le plan financier, la situation s’est révélée particulièrement avantageuse pour la FAF. En renonçant à réclamer l’intégralité de ses indemnités, le Suisse a offert à l’instance une séparation aussi propre que peu coûteuse.

Les dirigeants du football algérien se sont empressés d’entrer en relation avec l’avocat du technicien. L’objectif était de sceller rapidement les conditions de ce départ à l’amiable.

Une telle issue reste rare dans le milieu, où les ruptures de contrat se transforment souvent en longs bras de fer juridiques et financiers.

480 000 euros pour solde de tout compte

Sur le papier, Vladimir Petkovic disposait pourtant d’un dossier juridique très favorable. Il aurait pu exiger le règlement de l’ensemble des mensualités restant dues jusqu’en 2028.

Le sélectionneur a néanmoins choisi de tourner la page sans engager la moindre procédure. Il percevra donc 480 000 euros, l’équivalent de trois mois de salaire, pour clôturer définitivement le litige.

Ce geste met un terme à une collaboration de deux ans et quelques mois. Le technicien aura dirigé les Fennecs de février 2024 à août 2026.

Un bilan contrasté à la tête des Verts

Le passage de Vladimir Petkovic sur le banc algérien laisse un souvenir mitigé chez les supporters. Arrivé avec l’ambition de relancer une sélection en quête de repères, il n’a pas atteint les objectifs fixés.

L’échec dans la course à la Coupe du monde 2026 a pesé lourd dans la balance. Ce revers a fragilisé la position du coach, malgré la confiance affichée par la FAF au moment de sa prolongation.

Sa décision de partir de lui-même illustre une forme de lucidité face à un contexte devenu compliqué. Elle épargne aussi à la Fédération une gestion plus délicate de la fin de contrat.

Quel avenir pour la sélection algérienne ?

Avec ce départ, la FAF doit désormais se pencher sur le profil du prochain sélectionneur. L’instance devra choisir un technicien capable de redonner un cap clair aux Verts.

Le calendrier presse, puisque des échéances internationales attendent l’équipe nationale dans les mois à venir. La préparation du prochain stage devra intégrer cette transition sur le banc.

Le nom du successeur de Vladimir Petkovic alimentera à coup sûr les spéculations dans les prochaines semaines. Les supporters algériens espèrent un choix porteur d’un nouveau souffle.

Le dossier Petkovic se referme ainsi sur une note apaisée, loin des contentieux financiers qui accompagnent souvent ce type de rupture. La FAF s’en sort à moindres frais et peut se tourner vers l’avenir. Reste à savoir qui prendra les commandes d’une sélection algérienne en pleine reconstruction.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Abdel
Abdel
Journaliste chevronné, je vous propose des articles qui traitent de l'actualité maghrébine et de la diaspora en général.
© 2026 Maghrebactu. Tous droits réservés.