L’euro face au dinar algérien amorce un léger recul sur le marché parallèle des devises en ce mercredi 8 juillet 2026. Après plusieurs jours de cotations élevées, la monnaie européenne s’échange désormais à 277 dinars à la vente et 275 dinars à l’achat. Ce repli intervient après un pic récent fixé à 279 dinars.
Cette correction demeure toutefois mesurée et ne bouleverse pas l’orientation d’ensemble du marché noir. L’euro conserve en effet un niveau historiquement élevé face à la devise nationale algérienne, malgré cette baisse ponctuelle.
L’euro cède jusqu’à deux dinars sur le marché parallèle
D’après les tarifs pratiqués au niveau du square Port-Saïd, plaque tournante du change informel à Alger, l’euro revient à un prix unique de 277 dinars à la vente. Récemment encore, les cambistes proposaient des fourchettes oscillant entre 277 et 279 dinars.
Concrètement, cette cotation se traduit par différentes équivalences pour les particuliers. Un montant de 100 euros s’obtient contre 27 700 dinars, tandis que 500 euros valent 138 500 dinars. Pour une somme de 1 000 euros, il faut désormais débourser 277 000 dinars sur le marché noir.
Cet ajustement de deux dinars survient après plusieurs séances marquées par une progression continue. Les variations restent néanmoins contenues, ce qui témoigne d’une relative stabilité du marché parallèle des devises en Algérie durant cette période.
Un écart considérable persiste avec le taux officiel
En dépit de ce léger fléchissement, l’euro maintient un différentiel important avec les cotations officielles. Au 8 juillet 2026, la Banque d’Algérie fixe un cours proche de 152,02 dinars pour un euro. Cela représente un écart de plus de 125 dinars par rapport au circuit informel.
Cette divergence entre les deux marchés continue de nourrir le recours au change parallèle. Les voyageurs, les étudiants et de nombreux particuliers y trouvent les devises qu’ils peinent à obtenir via les banques et les établissements financiers classiques.
Une double cotation ancrée dans le paysage économique
Ce phénomène de double taux n’est pas propre à l’Algérie et se retrouve dans plusieurs économies du Maghreb. La rareté des devises dans les circuits officiels pousse mécaniquement une partie de la demande vers le marché noir. Ce dernier joue ainsi un rôle d’ajustement pour de nombreux ménages algériens.
La saison estivale pèse sur le marché des devises
Le recul observé ce mercredi trouve en partie son explication dans le jeu de l’offre et de la demande. Les départs en vacances entretiennent une forte appétence pour l’euro auprès des voyageurs algériens durant cette période estivale particulièrement active.
Dans le même temps, l’arrivée de nombreux membres de la diaspora sur le sol algérien injecte davantage de devises dans le circuit parallèle. Ce rééquilibrage naturel contribue à modérer les tensions sur les prix et à limiter les fortes variations.
Depuis plusieurs semaines, l’euro évolue ainsi dans une fourchette étroite, comprise entre 277 et 279 dinars. Cette relative stabilité s’observe malgré une activité soutenue sur les places de change informel du pays.
Des cotations suspendues aux flux de l’été
Les prochaines évolutions dépendront étroitement des mouvements de voyageurs durant le reste de la saison. Cette période influence traditionnellement les cotations du marché noir des devises en Algérie. L’intensité des retours de la diaspora et des départs à l’étranger orientera la tendance à venir.
En l’état actuel, la baisse enregistrée ce 8 juillet s’apparente davantage à un ajustement ponctuel qu’à un véritable renversement de tendance. Le dinar algérien continue d’évoluer dans un contexte où l’euro reste largement valorisé sur le marché parallèle par rapport aux cours officiels.
Ce léger repli de la monnaie européenne illustre la sensibilité du change informel aux flux saisonniers de devises. Tant que persistera l’écart avec le taux de la Banque d’Algérie, le marché parallèle conservera un poids déterminant dans les transactions des particuliers. Les prochaines semaines diront si cette accalmie se confirme ou si l’euro reprend sa progression.

