La lutte contre l’immigration clandestine en Algérie vient de connaître une nouvelle avancée à Oran. Les forces de sécurité de cette wilaya de l’ouest algérien ont démantelé un réseau organisé de migration irrégulière. Cette opération a conduit à l’arrestation de 23 individus, parmi lesquels figurent 18 ressortissants marocains.
Un réseau d’immigration clandestine neutralisé à Oran
L’intervention a été menée durant la semaine écoulée par la brigade de recherche et d’intervention rattachée à la sûreté de la wilaya d’Oran. Grâce à un travail d’enquête approfondi sur le terrain, les agents ont pu remonter la filière et stopper le projet avant sa concrétisation.
Les personnes interpellées s’apprêtaient à organiser une traversée maritime illégale au départ des côtes oranaises. Cette zone littorale demeure un point de départ récurrent pour les candidats à l’émigration irrégulière vers l’Europe, notamment l’Espagne.
Selon les autorités, cette action s’inscrit dans une stratégie plus large. Elle vise à combattre les filières de migration irrégulière ainsi que les réseaux de traite d’êtres humains, tout en assurant la sécurité des frontières et du littoral national.
23 personnes interpellées, dont 18 Marocains
D’après un communiqué diffusé par la police algérienne sur ses réseaux sociaux ce lundi 6 juillet 2026, l’opération a permis l’arrestation de 23 suspects. Une large majorité d’entre eux, soit 18 individus, sont de nationalité marocaine.
L’ensemble des personnes appréhendées a été placé en garde à vue dans le cadre de la procédure judiciaire ouverte par le parquet compétent. Les enquêteurs cherchent désormais à cerner l’ampleur du réseau et à identifier d’éventuels autres membres impliqués.
Une enquête toujours en cours
Les investigations se poursuivent afin de retracer les différentes ramifications de la filière. Les services de sécurité entendent démasquer les organisateurs présumés ainsi que les intermédiaires qui facilitaient ces départs clandestins.
Saisies financières et matérielles lors de l’opération
Au cours de cette intervention, les forces de l’ordre ont mis la main sur des sommes d’argent en plusieurs devises. Un montant de 1 600 euros a été confisqué, aux côtés de 240 dirhams marocains et de 22 500 dinars algériens.
Quatre véhicules de types variés ont également été placés sous scellés. Ces moyens de transport étaient utilisés pour acheminer les candidats à l’émigration ainsi que le matériel destiné à la traversée maritime.
Les enquêteurs continuent de recenser l’ensemble des biens mobilisés par cette organisation. L’objectif est de reconstituer la logistique employée par les passeurs pour préparer ces départs illégaux depuis les côtes algériennes.
L’Algérie intensifie sa lutte contre la migration irrégulière
Cette opération vient s’ajouter à une série d’interventions récentes menées par les services de sécurité algériens contre les filières clandestines. La surveillance des frontières et des zones côtières figure désormais parmi les priorités affichées par les autorités.
Le phénomène de la « harga », terme désignant les départs clandestins par voie maritime, reste un défi majeur pour les pays du Maghreb. Chaque année, de nombreux jeunes tentent de rejoindre les côtes espagnoles au péril de leur vie.
Les responsables de la sûreté d’Oran ont assuré que ces campagnes de contrôle se poursuivront dans la région. La lutte contre la traite humaine et les réseaux de passeurs demeure un axe central de leur action sur le terrain.
Un phénomène régional aux enjeux multiples
La présence de ressortissants marocains au sein de ce réseau illustre la dimension transfrontalière de ces filières. Les candidats à l’émigration proviennent souvent de plusieurs pays du Maghreb, unis par un même désir de rejoindre l’Europe.
Face à cette réalité, les autorités algériennes multiplient les patrouilles maritimes et les opérations de renseignement. Elles cherchent à décourager les tentatives de départ tout en démantelant les organisations qui en tirent profit.
Le démantèlement de ce réseau à Oran confirme la mobilisation constante des services de sécurité algériens contre l’immigration clandestine. Alors que les enquêtes se poursuivent, les autorités réaffirment leur volonté de sécuriser durablement les côtes de la région.