Le départ de Vladimir Petkovic de l’équipe d’Algérie est désormais acté. Le sélectionneur suisse paie au prix fort l’élimination des Verts en 16es de finale de la Coupe du monde 2026, sanctionnée par une défaite (0-2) contre la Suisse le vendredi 3 juillet. La grogne des supporters a fini par emporter le technicien.
Selon une source officielle, le coach helvétique ne poursuivra pas l’aventure au-delà de cet été. Un accord à l’amiable a été conclu avec la Fédération algérienne de football (FAF) afin de rompre de manière anticipée le contrat récemment reconduit du sélectionneur des Fennecs.
« Il est impossible de continuer avec Petkovic, tout le peuple est contre lui. Un accord à l’amiable a été trouvé entre lui et la FAF », détaille cette même source. Dans le cadre de cette séparation, l’entraîneur devrait percevoir l’équivalent de deux mois de salaire.
Équipe d’Algérie : « Ni Hervé Renard, ni Éric Chelle » pour succéder à Petkovic
Pour la suite, l’instance fédérale a tranché en faveur d’une solution nationale. La direction des Verts sera confiée à un technicien local, écartant ainsi les pistes évoquées ces derniers jours par la presse.
« Il n’y a ni Hervé Renard, ni Éric Chelle », précise la source, balayant les deux noms les plus fréquemment cités comme potentiels remplaçants de Petkovic sur le banc des Fennecs. Le choix d’un profil algérien marque une rupture avec la stratégie récente.
Une officialisation imminente
L’annonce de cette rupture ne devrait plus tarder. Pour l’heure, la Fédération algérienne de football n’a pas communiqué publiquement sur la prestation décevante de sa sélection durant le Mondial.
Après douze années d’absence, l’Algérie retrouvait pourtant cette compétition planétaire. Mais ce retour tant attendu n’a pas offert le spectacle espéré, laissant les observateurs et les fidèles des Verts sur leur faim.
Les supporters en colère contre Vladimir Petkovic
Le parcours des Fennecs dans ce tournoi a été laborieux. La qualification en 16es de finale s’est arrachée in extremis, parmi les meilleurs troisièmes de la phase de groupes, au terme d’un premier tour irrégulier.
La sélection avait subi une lourde défaite face à l’Argentine (0-3), avant de renouer avec le succès contre la Jordanie (2-1). Un match nul spectaculaire face à l’Autriche (3-3) avait complété ce bilan mitigé.
Une élimination lourde de conséquences
Face à la Suisse en 16es de finale, l’Algérie n’a jamais existé, s’inclinant sans réagir (0-2). Au-delà du score, c’est le manque de réaction et les choix tactiques discutables du sélectionneur qui ont profondément déçu le public algérien.
À la suite de cette sortie prématurée, une vague de critiques s’est abattue sur le staff, sur certains cadres de l’effectif ainsi que sur la Fédération. Cette pression populaire a directement précipité la fin de l’ère Petkovic.
Ironie du calendrier, le contrat du technicien avait été prolongé de deux ans juste avant l’entame du Mondial 2026, accompagné d’une revalorisation salariale. Cet engagement renforcé n’aura donc pas résisté à l’échec de l’équipe.
La séparation entre l’Algérie et Vladimir Petkovic ouvre une nouvelle page pour la sélection nationale. Reste désormais à connaître l’identité du technicien local appelé à redonner confiance aux Verts et à reconstruire un projet sportif crédible.
