L’ancien ministre Amara Benyounès a été placé sous mandat de dépôt ce mardi 23 juin et conduit à la prison de Koléa. Cette nouvelle incarcération de l’ancien responsable du Commerce et de l’Industrie s’inscrit dans le cadre de l’enquête liée à l’affaire Ali Aoun, selon plusieurs sources médiatiques.
Amara Benyounès de nouveau derrière les barreaux
La décision d’écrouer Amara Benyounès émane du juge d’instruction de la troisième chambre du tribunal de Sidi M’hamed, à Alger. Le magistrat a ordonné son placement en détention dans le cadre des investigations en cours sur le dossier impliquant Ali Aoun.
Ce retour en prison intervient quelques semaines seulement après une condamnation lourde. Le 20 avril dernier, l’ancien ministre de l’Industrie avait écopé de cinq ans de prison ferme dans une affaire mêlant corruption et attribution d’avantages indus.
L’affaire Ali Aoun rattrape l’ancien ministre
Les poursuites engagées contre Amara Benyounès reposent sur plusieurs chefs d’inculpation. Il lui est notamment reproché un abus de fonction en violation des lois et règlements en vigueur dans le pays.
S’y ajoutent des accusations de détournement volontaire de fonds et de biens appartenant à l’État. La justice évoque également un défaut de déclaration de patrimoine ainsi que l’octroi de privilèges injustifiés à des tiers.
Des charges au cœur des dossiers de corruption
Ces différents griefs illustrent la nature des affaires de grande corruption qui visent plusieurs anciens hauts responsables algériens. L’enquête liée à Ali Aoun constitue l’un des volets de cette vaste opération judiciaire toujours active.
Un parcours judiciaire entamé après la chute de Bouteflika
Le nom d’Amara Benyounès apparaît dans les dossiers judiciaires depuis l’été 2019. L’ancien ministre avait alors été interpellé dans le sillage des enquêtes lancées contre la corruption d’envergure qui frappait les sommets de l’État.
Ces investigations avaient été déclenchées peu après la démission du président Abdelaziz Bouteflika, survenue en avril 2019. La pression de la rue et le mouvement populaire avaient ouvert la voie à une série de mises en accusation visant l’ancienne garde dirigeante.
Une première peine déjà purgée
Après son arrestation, Amara Benyounès avait été jugé puis condamné une première fois. En novembre 2020, il avait recouvré la liberté à l’issue d’un procès en appel qui avait réduit sa peine à un an de prison ferme.
Cette première détention semblait avoir refermé une page de son parcours judiciaire. Le placement sous mandat de dépôt de ce mardi montre toutefois que l’ancien ministre reste exposé à d’autres procédures en cours.
Une figure politique sous le feu de la justice algérienne
Amara Benyounès demeure une personnalité connue de la scène politique algérienne. Son passage par plusieurs portefeuilles ministériels en fait l’une des figures régulièrement citées dans les affaires liées à l’ancien système.
Son nouveau séjour à la prison de Koléa relance les regards sur les ramifications du dossier Ali Aoun. Les développements à venir devraient préciser les responsabilités de chacun des protagonistes impliqués.
Le placement en détention d’Amara Benyounès confirme la poursuite des procédures judiciaires héritées de la période post-Bouteflika. La suite de l’instruction déterminera l’ampleur des conséquences de cette nouvelle incarcération pour l’ancien ministre.